Ord. du 17 février lf>85. Recueil Can"é. t. LX
d'où il a été chassé pour vol. Le père a failli mourir de douleur de la conduite de son fils. Il eût mieux valu qu'il fût mort de honte d'avoir fait cette mésalliance et qu'il n'eût jamais donné le jour à ce métis ! Il y aurait d'autant plus de sagesse à promulguer des lois sévères contre ces sortes de mariages, que la plupart de ceux qui les ont contractés dans la fièvre d'amour s'en repentent quand le pouls a repris son état naturel1. »
Cette appréciation n'est-elle pas excessive , et tous les mariages contractés dans les garnisons méritaient-ils pareil blâme? Un Anglais, qui a beaucoup observé la France, faisait remarquer que dans tous les pays les militaires étaient de très bons maris et d'excellents pères. En France, selon lui, les officiers, qui n'appartenaient pas à la haute noblesse, se mariaient d'ordinaire avec des filles de bonne famille dans les villes et les provinces où ils étaient en garnison. « J'ai connu, dit cet Anglais, plusieurs de ces mariages de garnison, et j'ai remarqué que les unions formées par l'inclination réciproque et dans des conditions semblables étaient souvent des plus heureuses2. »
En général , les officiers mariés à Paris ou dans leur province laissaient leurs femmes à la cour ou dans