Le Soldat parvenu, 1. I, p
.">. Claude Jolv. Relation, fol. 35.
nison1. Les officiers qui professent des sentiments de piété sont considérés. Il n'en est plus de même, surtout à partir du ministère de Clioiseul. L'officier sage et réglé dans ses mœurs, l'officier religieux surtout devient une sorte de prodige remarqué dans toute une garnison2. Le sous-lieutenant rougit de faire ses pàques ; Garnot est raillé par ses camarades pour sa piété de bourgeois ; Chabannes se couvre de ridicule, en sexclamant dans une chute qu'il fit au bal de la reine : Jésus! Maria"! C'est surtout parmi la noblesse des armées que le philosophisme fait le plus de ravages et que la religion est le plus outragée 4.
Les lois étaient pourtant sévères pour ce genre d'outrage. En 1683, un garde du corps est condamné à avoir la langue percée d'un fer rouge et à être pendu pour avoir chanté avec deux de ses camarades des chansons impies contre Dieu et ses saints. Il est vrai que la peine fut commuée en bannissement et que peu de temps après le condamné devint capitaine , à Y âge de vingt-sept ans5. On sait la triste histoire du chevalier de la Barre ; accusé en 1766 d'être resté couvert sur le passage d'une procession, d'avoir mutilé un crucifix et chanté des chansons libertines, il fut condamné à mort par les tribunaux civils et exé-