Comte de Gobineau, Hist. d'Otiar Iarl, p
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cuté. Cette application d'une législation excessive ef surannée devait révolter l'opinion publique sans remédier aux progrès du mal qu'on voulait réprimer. Les officiers étaient obligés d'aller à la messe ; mais ce n'était pour eux qu'un rendez-vous de désœuvrement. Ils se complimentent en entrant ; ils passent en revue l'assemblée ; ils glosent sur les personnes et les parures; chacun y débite des sornettes. « C'est ainsi, dit un prêtre, qu'honorent le Dieu des armées des officiers qui servent le Roi Très Chrétien »l. A la Flèche, les officiers de carabiniers s'étalent clans l'église sur des chaises comme à la promenade ; l'un d'eux met ses pieds sur une autre chaise, et caresse son chien loup, assis sur une troisième ; le prédicateur indigné les apostrophe sur leur tenue; ils lui répondent par des éclats de rires, et il faut toute l'autorité du colonel pour les rappeler à la bienséance2. Les sentiments que la plupart des officiers professent à l'égard du clergé ne sont rien moins que bienveillants. Nous avons vu plus haut que certains colonels préféraient un cuisinier à un aumônier. Le baron de Secondât Montesquieu écrit à un de ses camarades, le marquis de Saint-Chamant : « Ce maudit évèque vous tourmente donc toujours. La vilaine race depuis A jusqu'à Z:î! »