C. Rousset, Hist. de Louvois, 1. III, p
3. Dans une compagnie, il doit y avoir quatre maîtres : « un pour la lecture, l'écriture et lharismclique, un pour les mathématiques et le dessien, un pour les armes et voltiges, un pour la dancc. » (Arch. delà guerre, doc. gén., III.)
de l'esponton, soit de pied ferme, soit en marchant '. Pour les autres exercices, on était libre de les prendre et de les laisser; « pourvu qu'on se présentât aux salles à son tour, cela suffisait ; et comme la jeunesse n'aime rien de ee <|ui peut la gêner, presque pas un n'en profitait2. »
En revanche, la manœuvre leur était enseignée à merveille. Louis XIV fut frappé de la manière dont la compagnie de Besançon s'en acquittait. « Il y prit tant de plaisir, dit Louvois, qu'il y resta jusqu'à la nuit; il avoua qu'il n'avait vu aucune troupe, pas même ses compagnies de mousquetaires, faire l'exercice aussi juste que cette compagnie, qui était composée de 360 cadets, parmi lesquels plus de 40 n'avaient pas plus de quatorze ansn. » Les étrangers n'étaient pas moins émerveillés de leur tenue et de leur précision dans les exercices. Le prince Louis de Bade, qui vit manœuvrer en 1685 la compagnie de Strasbourg, s'exclama : « Avec une pareille pépinière, on peut planter des Français au bout de l'Europe \ »
Louis XIV ne se préoccupait pas moins de leur conduite que de leur instruction. « Le roi, écrivaiton en 168*2 à un gouverneur, vous recommande de