‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 133 sur 191 · La Fille capitaine, acte II. scène v · texte numérisé non relu

La Fille capitaine, acte II. scène v

3. En k;T8. un major qui tue un capitaine, après l'avoir maltraité, esl obligé de prendre la fuite pour éviter le châtiment qu'il a encouru. En 1691, un lieutenant du régiment de Bretagne, accusé d'avoir

dit bien en 17i5 qu'ils n'ont plus toujours l'épée à la main comme du temps de Vendôme, qu'ils ne ferraillent plus comme du temps de Coigny, qu'ils sont devenus sages et modérés; un vieux lieutenant-colonel, faisant allusion à leur sobriété relative , a beau s'écrier : « Comment se battraient des gens qui n'ont plus dans la tête et le ventre que de la limonade l ? » On n'en écrira pas moins à la fin du règne de Louis XV : « Il y a plus d'épées tirées entre les seuls officiers français qu'entre tous les autres officiers d'Europe ensemble 2. » On arrête les duellistes, et l'on fait leur procès ; on essaie d'accommoder ceux qui ont des démêlés, sans pouvoir empêcher qu'à la première occasion leur querelle assoupie ne se réveille. Si par malheur le combat est suivi d'un meurtre, le vainqueur trouve toujours des complices pour favoriser sa fuite 3.

Dans certains corps, les duels sont à l'état d'épidémie. Le sentimental Florian, envoyé à l'école d'artillerie de Bapaume, dut se battre et fut blessé plusieurs fois4. On se bat pour un rien, pour une

fait mettre l'épée à la main à un capitaine, est envoyé à la citadelle de Pignerol. En 1697, le roi approuve l'arrestation d'un capitaine, soupçonné d'avoir tué en duel un chevau-léger et ordonne d'instruire son procès. (Arch. de la guerre, adm.) — Voir aussi Arch. de la Bastille, t. III, p. 404. — Les Mirabeau, t. I, p. 376. — Règlement du 5 mars.

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