‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 134 sur 191 · Vie de Florian, Oeuvres, t. I, p · texte numérisé non relu

Vie de Florian, Oeuvres, t. I, p

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raillerie sur un habit, pour une place au théâtre; on se bat après boire, sans savoir pourquoi. A Rouen, deux officiers vont tirer l'épée sur le pont de bateaux, en convenant que le vaincu sera jeté à l'eau ; ils tombent tous deux sur le pont , et une patrouille les ramène ivres morts l. Dans certains régiments, il y a des tàteurs pour éprouver le courage des nouveaux venus. Le marquis de Brulart, flairant le piège, plaisante celui qui cherche à le provoquer et lui déclare net qu'il n'accepte qu'un duel sérieux, un combat mortel. Il met les rieurs de son coté; plus tard, pour une cause moins futile, il relève le gant de six officiers qu'il blesse tous successivement2.

Quelquefois, les duels ont lieu sans témoins. Un ofiicier a blessé ainsi un de ses camarades , et s'en va proclamer qu'il a eu affaire à un lâche. Les autres s'indignent de ce qu'il cherche à déshonorer son adversaire. Il les invective, et le colonel le chasse de son régiment. Il passe alors au service d'un prince allemand, provoque son colonel, le duc de Biron, et, Mir son refus, le menace de « vingt coups de bâton3 ». De pareils énergumènes étaient heureusement rares. Mais les duels furent toujours nombreux, quoiqu'on cherchât les moyens de les empocher. En 1774, un of-

1. L. de Loménie, Les Mirabeau, l. \, 370. — Comte de Ségur, t. I, j) Hi. — Comte de Vaublanc. Me'm., p. 70.

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