‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 156 sur 191 · Alcv. Andrews, the Eigkteenth ceniury · texte numérisé non relu

Alcv. Andrews, the Eigkteenth ceniury

dant le marquis d'Égaillé se loue des politesses qu'il reçoit de tous, des bourgeois comme des militaires, notamment du commandant. » « Leurs bonnes façons, écrit-il, sont réelles et continues1. »

En Prusse, quelques années plus tard, on laissait insulter les prisonniers français par la populace de Berlin ; on permettait aux officiers de conserver leur épée, mais on les exposait à périr de froid en les faisant voyager en traîneaux découverts, à gagner la gale en les transportant en bateau. Le grand Frédéric leur allouait une indemnité, mais il la leur payait en fausse monnaie qu'il faisait frapper à l'effigie de souverains étrangers; ce qui était encore une grande générosité, car au bout de quelque temps, il ne leur donna plus rien 2. Tout autres étaient les procédés des Russes. Après le siège de Dantzig, ils traitèrent les officiers français prisonniers avec courtoisie, presque avec respect ; ils firent habiller à neuf les soldats, et l'impératrice , pour honorer la valeur du comte de Plélo, faisait placer son portrait dans ses appartements3.

Lorsque les officiers français séjournaient en conquérants ou en alliés dans les villes étrangères , ils

1. Correspondance du marquis d'Éguille, 1747. Bévue rétrospective, t. IV, p. 13G. — D'Éguille attendit onze mois son échange et ne fut mis en liberté que par l'entremise du roi de Prusse.

2. Marc Monnier, Un Aventurier italien du siècle dernier, Joseph Gorani, p. 22 à 27.

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