‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 159 sur 191 · Mém. de d'Arlagnan, t. III, p · texte numérisé non relu

Mém. de d'Arlagnan, t. III, p

2. M. de Marlborough, estampe de la collection Hennin. Bibl. nationale.

parti qu'il prend. N'y-t-il pas au service de France, de tous les pays même, des régiments étrangers, des officiers étrangers, qui sont considérés à l'égal des nationaux? Il en est du soldat comme d'une épée : si elle est solide et fidèle, peu importe son origine, elle n'en est pas moins estimée. Les uns se font racoleurs pour les puissances étrangères; moyennant un prix déterminé par tète et la promesse d'un brevet de colonel ou de capitaine, ils lèveront, habilleront et dresseront pour la guerre un nombre convenu de soldats. Dès qu'ils font connaître la mission dont ils se sont chargés, les volontaires et surtout les aspirants officiers affluent; en 1647, le baron de Sirot doit aller commander en Catalogne; sa maison ne désemplit pas de jeunes nobles qui brûlent du désir de l'accompagner l. Des partisans, comme Fischer, lèvent des corps de 6,000 hommes, tous étrangers, parmi lesquels ils font régner une discipline exacte, qui pourrait servir d'exemple aux nationaux2. Lorsque la paix est signée, beaucoup d'officiers réformés, mourant de faim, ne connaissant d'autre métier que le métier militaire, passent au service de l'étranger, où leur existence est assurée. « Ils vont chercher du pain où ils peuvent, » dit un militaire qui les excuse et qui

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