Arch. de la guerre, police et discipline
3. En 1781. Alexander Andrews, the Eiyhteenth Century, p. 281.
4. Arch. nationales, adm., 1237. — Ravaisson, Archives de la Bastille, t. X, p. 370. — On mettait aussi à la Bastille des gens ac-
persistent à rester dans les rangs ennemis. En 1641, le S1' Chambord est déclaré pour ce fait criminel de lèse-majesté, et cette condamnation implique « le rasement de sa maison et rabattement de ses bois1 ». En 1693, je trouve une liste des/ propriétés confisquées sur des officiers passés au service de l'Espagne, de l'Angleterre et du Brandebourg; ce sont des terres qui valent de 34 à 4,500 livres; la plupart n'ont qu'une minime importance, et l'on conçoit que leurs propriétaires les aient abandonnées sans regret. Les chevaliers de Saint-Louis devaient jurer de ne jamais quitter le service du roi pour entrer dans celui d'un prince étranger, sans la permission du roi. En principe , on retirait les pensions de ceux qui agissaient ainsi; mais dans la pratique, il y avait des accommodements. En 1764, une pension de 2,400 livres est maintenue à un M. deMarainville, en considération des services qu'il a rendus. En 1743, un brevet de permission est accordée au comte de Mortaigne pour l'autoriser à passer au service de l'empereur, en dérogation des lois en vigueur. Les Français pris dans les armées étrangères, en temps de guerre, pouvaient être traités comme déserteurs. Le président de Ponnat demande que son fils, qui sert dans les dragons
cusés de correspondre avec leurs parents au service de l'étranger en temps de guerre. (Ravaisson, t. X, p. 458, 459.)
1. Lettre du roi du 20 juin 1641. Recueil Cangé, t. XXV. —En 1719, il est interdit aux officiers réformés de servir dans les troupes du roi d'Espagne sans un ordre exprès du roi. (lbid., t. XLII.)
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de l'Autriche depuis onze ans, soit traité comme prisonnier de guerre , s'il est capturé par les Bavarois , alliés de la France ' .
La vanité froissée , le dépit , les emportements du caractère déterminent parfois des défections qui ressemblent beaucoup à des désertions. Un coup de tète fait quitter le service, et Ton n'y rentre plus. Tel est le comte de Bonneval, qui, mécontent d'une querelle avec des intendants, déclare au ministre « qu'il ne doit rien au roi contre son honneur » et passe au service de l'Autriche. Il s'y bat contre les Français et contre les Turcs. Après la guerre, il obtient sa grâce en France , retourne en Autriche , provoque en duel le prince Eugène, s'enfuit en Turquie, où il se fait musulman et devient chef des bombardiers et pacha à deux queues 2. Si le marquis de Langallerie ne se fit pas Turc comme Bonneval, ce fut parce qu'il mourut dans les prisons de l'Autriche ; lieutenant général en 1704, il s'irrita de ne pas être nommé commandant en chef; il passa dans l'armée de l'empereur, qui lui donna la grade de général de cavalerie , puis dans
1. Arch. de la guerre, Adrn., 1237, 3632, 3017, 2926. — On pouvait expulser un officier, qui avait pris du service à l'étranger. Louvois «"■«■rit le 24 janvier 1686 à un intendant : « Il y a aux environs de Montélimart un homme qui se fait appeler le marquis de Courbon et est fils d'un laboureur de Châteauneuf du Rhône; il a un régiment de dragons au service des Vénitiens. » Louvois donne ordre de l'obliger à sortir incessamment du royaume, sous peine d'arrestation. (Corresp. de Le Bret. Bibl. nat., man., f. fr., 8824.)