‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 17 sur 191 · La Bruyère, éd. Servois, 1. 1, p. 287 el · texte numérisé non relu

La Bruyère, éd. Servois, 1. 1, p. 287 el

2. Règlement que M8' le grand écuyer a ordre d'être observé dans l'académie royale dite de la marine à Paris, 31 octobre 16G9. Recueil Can«é, t. VII.

3. Rue des Canncttes, sur l'emplacement actuel de la place Saint-

t. il. 3

en «avait trois au milieu du dix-huitième siècle ; elles portaient le nom d'académies du roi et dépendaient du grandécuyerde France. L'Établissement de l'École militaire en réduisit le nombre à deux, puis à une seule, qui subsistait encore en 1789. C'était l'académie établie au manège des Tuileries l , et qui eut pour directeur M. de la Guérinière, l'auteur de V École de cavalerie, superbe ouvrage illustré de dessins de Parrocel.

En 1742, il y avait dans chacune de ces académies un aumônier, qui disait la messe tous les jours 2. Plus tard, il n'en était plus question; mais, outre les écuyers qui enseignaient l'équitation , les maîtres d'armes, de danse, de voltige et d'exercices militaires , il y avait des professeurs de mathématiques et de langues vivantes. Dans un de ces établissements, en 1762, un professeur enseigne à la fois la grammaire française, la géographie, l'histoire et les intérêts des princes3. Mais ce cours est une exception, et l'on peut dire un accessoire.

Les exercices du corps primaient tous les autres. Dans l'académie de M. de Jouan, où il y avait un

Sulpice; au carrefour Saint-Benoît, sur l'emplacement de la cour du Dragon. Saint-Simon fréquenta, en 1691, la première de ces académies. {Mémoires, éd. A. de Boislisle, t. I, p. 27.)

1. C'est dans ce manège que se réunirent l'Assemblée constituante, l'Assemblée législative, et la Convention jusqu'au 10 mai 1793.

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