‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 18 sur 191 · Almanach royal pour 1742, p · texte numérisé non relu

Almanach royal pour 1742, p

3. En 1771, on enseigne la langue allemande; en 1789, il n'y a plus de maîtres de langues vivantes. [Alm. royal.)

maître de grammaire et de géographie en 176*2, toute la matinée se passait à monter à cheval et à courir les tètes; l'après-midi, à faire des armes, à voltiger, à danser, à apprendre les exercices et les mathématiques. Bien qu'on se plaignit de la part trop restreinte qui était faite à renseignement intellectuel l, d'autres pensaient « qu'un jeune homme au sortir de cette école devait être tout dressé, s'il avait voulu profiter des leçons qu'on y donnait 2. »

Il en coûtait cher, du reste, pour se faire dresser de la sorte. En 1760, la nourriture et le logement montaient à 1,500 Iiv. par an; si le fils d'un grand seigneur avait un gouverneur et un domestique, il fallait payer 1,100 liv. de plus. Il donnait en outre 30 fr. par mois pour les courses de têtes et de Dagues-'. Si à ces dépenses obligatoires on ajoutait les accessoires, on conçoit que les académies de Paris n'étaient abordables que pour un petit nombre de gentilshommes.

Plus chère était encore l'école d'exercices militaires instituée dans la compagnie de chevau-légers de la garde. La pension y était de 3,000 fr.; les cours, dirigés par M. de Bongars, duraient trois ans. « Grâce à une police sévère, disait-on, les mœurs y étaient

1. Encyclopédie, article Exercice (manège), t. XIII, p. 535 à 54'».

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