Le Voyageur fidèle, 1716, p
3. Les demi-pensionnaires payaient 1,200 fr. par an; les externes, 152 fr. pour le premier mois, 72 pour les autres. Quand on n'avait pas de domestiques, on donnait 6 fr. par mois pour le service. {État ou
Tableau de l'a ris, 17f>o. p. 299.)
en sûreté. » L'école de Mars, ouverte en 1738, était plus accessible aux jeunes nobles moins fortunés. Son directeur, M. de Lussan, ne demandait que 500 fr. par an à ses pensionnaires, pour leur apprendre tout ce qui « convenait à un homme de guerre » et les faire participer « aux exercices publics où l'on montrait tout ce qui pouvait concerner l'attaque et la défense des places l. »
Comme Paris , la province avait ses académies. Longtemps prospères, elles étaient, comme à Paris, en décadence , à la veille de la Révolution. Celle de Lille était tout à fait tombée en 1776, et l'on jugeait inutile d'y nommer un directeur, lorsqu'elle ne contenait plus ni chevaux ni écuyers. Celle d'Angers se soutenait avec difficulté, et il fallait accorder au chevalier de Pignerolle, son directeur, une gratification de 1,200 livres pour l'aider à la maintenir2. Cependant l'académie de Lille avait été longtemps fréquentée par les Hollandais, qui venaient prendre part à ses exercices 3. Celles d'Angers et de Caen l'étaient toujours par les Anglais.
Le fameux Wellington et William Pitt, croit-on 4,
1. Duc de Luynes, Mémoires, t. VIII, p. 154 ; t. II, p. 306. — Dussieux, V Armée en France, t. II, p. 335.
2. Pignerolle passa sept mois à Paris pour solliciter du ministre les moyens de relever l'académie d'Angers. (Lettre de février 1789. Archives de la guerre, adm. militaire.)