‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 27 sur 191 · Recueil Causé, t. IX · texte numérisé non relu

Recueil Causé, t. IX

médier à cet inconvénient, les conditions d'admission à l'École militaire n'étaient pas seulement basées sur les services militaires et sur les degrés de noblesse des parents, mais aussi sur leur indigence. Les candidats devaient justifier personnellement de quatre degrés de noblesse du côté paternel et d'une « bonne conformation extérieure; » ils devaient savoir lire et écrire. On les prenait de bonne lieure, du reste, entre neuf et onze ans l. Les intendants avaient ordre de rechercher au fond de leurs provinces les familles de vieille race tombées dans la misère , et de les engager à envoyer leurs enfants à l'école militaire de Paris ou dans celles dont nous parlerons plus loin2. Plus d'un y arrivait, vêtu comme un petit paysan, en sabots et en bonnet de laine3.

Ce qui distinguait l'École militaire des académies ei des écoles des pages, c'est que, se recrutant surtout dans la noblesse pauvre, elle paraissait destinée à former des lieutenants d'infanterie et non des officiers de cavalerie'. Pourtant les exercices du corps n'y étaient pas négligés. Il n'était pas permis à un noble et à un officier d'ignorer l'équitation, l'escrime et la danse. Le manège, installé en 1756, contenait

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