Archives nationales, MM. COG, fol. 1G
phrases, la pureté de la langue et l'orthographe. » <( Ces lettres ainsi corrigées, disait-on, seront rendues aux élèves qui les mettront au net; le secrétaire du conseil les adressera ensuite, selon l'usage, au bureau de l'intendance, d'où on aura soin de les faire tenir à destination1. »
A coup sur, l'on tenait au style épistolaire , ta la correction du langage. Réussissait-on à, les obtenir? En 1761, il fallait établir une classe de grammaire française, dans l'intérêt de la réputation de l'hôtel même ; plusieurs jeunes gens en étaient sortis sans savoir parler et écrire correctement. Pourtant les cours étaient nombreux; les mathématiques, l'histoire, la géographie, les grammaires latine, allemande et française, le dessin et l'écriture étaient enseignés par des professeurs qui n'étaient pas sans mérite2. Parmi eux se trouvait le grammairien Beauzée. Lorsqu'il fut admis à l'Académie française, le conseil lui alloua une gratification de 300 francs, « parce que, disaitil, les frais de sa réception à l'Académie, quelque modiques qu'ils puissent être , seraient pour lui un objet considérable de dépenses. » Les professeurs étaient vêtus d'un uniforme gris de fer3; logés et