Arch. nationales, M
elle le respect des croyances religieuses. Il s'affaiblissait de telle sorte que l'on croyait opportun de mettre son enseignement en rapport avec l'attention que les jeunes gens pouvaient lui accorder. Au début, il était confié à des prêtres de la Mission qui étaient trop sévères et trop rigoristes. L'un des administrateurs, Paris de Meyzieu, écrivait à l'archevêque de Paris : « L'austérité du cloître n'est peut-être pas ce qui convient le mieux à une éducation telle qu'on se la propose ici. Il serait quelquefois à craindre qnVlle ne dégoûtât de ses devoirs les plus essentiels une jeunesse toujours bouillante et peu éclairée. La religion n'a rien en elle-même de sombre et de sauvage. » Aussi propose-t-il d'en confier l'enseignement à trois docteurs de Sorbonne l9 qui « joignent à des mœurs excellentes une capacité fort étendue... atîn de faire marcher d'un pas égal dans toutes les espèces d'instruction des élèves de l'hôtel les lois de la société , de l'honneur et de la guerre avec celles de la religion 2. »
Ces dernières étaient observées en ce qui concernait le maigre, fait strictement pendant tout le carême : cependant, « pour ceux qui ne pouvaient supporter cette abstinence sans en être fort incom-