Comte de Saint-Germain, Mémoires, p
3. Examen critique du militaire français (par Loubat de Bohan), 1781, t.. I, p. 299.
4. Ord. de juillet 1777. Ane. lois fr., t. XXV, p. 58.0rd. du 18oct.
1783 de l'école de Brienne. Ce n'était pas ce petit Corse, affamé de gloire avant tout, qui se plaignait de la manière dont on était traité dans la compagnie des cadets. Il trouvait plus tard qu'on y était « nourri et servi magnifiquement. » À l'école même , il se demandait « à quoi bon donner journellement aux élèves des repas à plusieurs services1, et si l'on ne ferait pas mieux de leur faire manger du pain de munition ou d'un qui en approchât. » Il aurait voulu « qu'on les habituât à battre et à brosser leurs habits, à nettoyer leurs souliers et leurs bottes. » L'éducation qu'ils recevaient était souvent de nature à leur inspirer des sentiments de suffisance et de vanité qui plus tard auraient pu les faire rougir de leur famille 2. Peutêtre aussi la forte dose d'amour-propre que les notes constataient chez le jeune Bonaparte était-elle froissée par les airs de supériorité que s'arrogeaient à l'égard des élèves du roi les jeunes gens qui payaient 2,000 fr ancs de pension. N'y avait-il pas antagonisme entre ces deux éléments de l'école, dédain d'une part, jalousie et colère de l'autre? Cet antagonisme ne futil pas une des raisons pour lesquelles l'école et sa
1. Voici les menus de l'école vers 1787 : Dincr en gras: soupe, bouilli, deux entrées et deux assiettes de dessert. Souper : un rôti, deux entremets, une salade et trois assiettes de dessert. Dîner en maigre : soupe, 2 plats de légumes, un plat de graines, un plat de poisson, un plat d'œul's et trois assiettes de dessert. Souper: un potage au riz et le reste comme au dîner. (De Montzey, p. 253.)