‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 40 sur 191 · Comte de Vaublanc, Mémoires, chap. i, p · texte numérisé non relu

Comte de Vaublanc, Mémoires, chap. i, p

; Règl. de mars 1776, tit. IV, art. 13. — On pouvait arriver à ces écoles nuis passer par l'École niililairc. Le jeune comte de Romain obtient à quatorze ans des lettres d'aspirant au corps royal d'artillerie. Il esl envoyé à la Fère, où il est reçu élève la seconde année, avant échoué la première. {Souvenirs d'un officier royaliste, par M. de R..., ancien colonel d'artillerie, 182-î, t. I, liv. I.)

état de donner renseignement technique et pratique qui convenait à des officiers. Cet enseignement ne pouvait être reçu que dans les écoles spéciales et au régiment même. Bonaparte, après avoir passé un an dans la compagnie des cadets gentilshommes, entra comme sous-lieutenant au régiment d'artillerie de la Fère. Mais son brevet d'officier ne le dispensa pas d'y faire une sorte de stage de deux mois en qualité de simple canonnier et de bas officier 1 .

Ce qui prouve en faveur des collèges militaires, c'est que personne n'en demanda la réforme en 1789. Un cahier de la noblesse se plaignit, il est vrai, de ce que les places créées en faveur des gentilshommes pauvres fussent trop souvent données au crédit et à la faveur ; plusieurs demandèrent que les candidats fussent présentés par les états provinciaux au lieu de l'être par les intendants; mais la noblesse, qui se croyait un droit à l'assistance, sans doute pour les services qu'elle avait autrefois rendus, désirait surtout qu'on fondât de nouveaux collèges ou des bourses dans les collèges pour élever gratuitement les fils des nobles indigents; elle voulait qu'on créât des écoles militaires dans les régions qui en étaient dépourvues2. Les anciennes subsistèrent jusqu'au moment où la

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