Examen critique du militaire français, t. I, p
3. Projet du baron Demaes. Arch. de la guerre. — Choiseul remarque aussi qu'il y avait plus d'officiers en 1770 qu'en 1754. {Mémoires, t. I, p. 98.)
4. Iung, Dubois Crancé, t. I, p. 108. — A. Duruy, l'Armée royale en 1789, p. 88 à 95.
5. Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres, t. XXXVJ, p. 264.
L'usage de réformer et de licencier une partie des troupes actives à la paix était la cause majeure de cet abus. « Ordinairement, écrit le père Daniel, on casse la plupart des sous-lieutenants à la fin d'une guerre, et on en rétablit quand on en recommence une nouvelle l. » On casse aussi des lieutenants et des capitaines, notamment de 1680 à 1692 2. Primitivement, ils cessaient d'appartenir à l'armée; plus tard, ils conservent leur grade, s'ils ne conservent pas leurs fonctions et leurs appointements. Les uns sont mis à la suite du corps, avec des appointements médiocres qu'on ne leur paie pas toujours régulièrement; les autres sont renvoyés chez eux, avec une pension minime; d'autres enfin ne reçoivent aucune indemnité 3.
Ces réformes, ces cassations de grades étaient acceptées assez facilement au dix-septième siècle, où le service militaire n'avait pas le caractère permanent et régulier qu'il prit plus tard. On savait bien alors que les compagnies levées pour la guerre devaient être licenciées à la paix, et qu'une fois les soldats congédiés, il n'y avait aucune raison de garder leurs ofticiers. Le noble devait le service en temps de