‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 50 sur 191 · Ilist. tir la milice française, 1721, t. II, j>. (il · texte numérisé non relu

Ilist. tir la milice française, 1721, t. II, j>. (il

Arch. de la guerre.

:. Lettre du comte de Chabo, 1750. Arch. de la guerre. Sur ce comte de Chabo, voir les Mémoires du prince de Montbarey, t. I,

guerre ; en temps de paix , il n'avait pas plus d'obligations envers l'État que celui-ci n'en avait à son égard. Il mettait son épée au service de son prince tant que celui-ci en avait besoin ; il le servait plutôt comme noble que comme officier. Pour le soldat, le service était une carrière; il n'en était pas toujours de même pour l'officier. A moins qu'il n'eût l'ambition assez rare de parvenir aux grades supérieurs, les campagnes qu'il faisait étaient pour lui comme des aventures de jeunesse, comme le complément de réducation d'un gentilhomme, comme, des voyages plus ou moins lointains , destinés à compléter son éducation, sans influence sur sa carrière, mais dont il se plaisait dans le reste de sa vie à raconter les incidents tragiques ou brillants. Il partait en guerre, en équipage assorti à sa fortune, mais sans revêtir un uniforme. Sous Louis XIII, aucune marque ne le distingue du soldat. S'il est fait prisonnier, on le reconnaît seulement à la qualité supérieure de ses vêtements *. Sous Louis XIV, il suffit qu'il soit vêtu « à la cavalière , » bien qu'il risque de se confondre avec les bourgeois et les employés des finances, qui sont costumés de même 2. Il emporte les armes qu'il possède et qu'il a parfois reçues de ses pères 3. Sous

1. Victe d'Avenel, t. III, p. 87. — Après un combat, on pend 64 protestants, « non qu'ils fussent tous officiers, mais ceux qui étaient bien vêtus se disaient tels, pensant être bien traités. »

2. Mémoires de deux voyages d'Alsace (par de Lhermine), p. 2C.

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