‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 5 sur 191 · Feuquière, Mém., 1677, t. I, Int., p. xxx · texte numérisé non relu

Feuquière, Mém., 1677, t. I, Int., p. xxx

ans *. Le grand Tureime et le futur maréchal de Guébriant débutent en Hollande comme soldats d'infanterie2. Henry de Campion3, Puységur, Tréville et bien d'autres commencent leur carrière par le métier de simple soldat. Ni le rang ni la richesse ne les empêchent de la remplir. « Voyez ce soldat qui est en sentinelle, dit Louis XIII au duc de Savoie; il se nomme Bréauté; il est riche de plus de 30,000 livres de rente4. » Plus tard, Vauban portera deux ans le mousquet, en qualité de cadet, dans le régiment de Condé5.

C'est surtout dans le régiment des gardes qu'affluent les gentilshommes riches et de bonne maison. Louis XIII en compte plus de f*00, qui s'y sont engagés. Tous les officiers de ce régiment étaient alors des gens de qualité, et Ton n'y voyait pas de fils de gens de robe ni de partisans, comme il s'en trouva depuis. En 1629, dans la compagnie de Pontis, qui se compose de deux cent cinquante hommes, il y a quatre-vingts jeunes gentilshommes en bel équipage'1. Louis XIV voulait que les hommes de qualité, à

1. Vic'e d'Avcnel, Richelieu et la monarchie absolue, t. I, p. 294, 2 95.

Page 1