Mém. de M. d'Artagnan:Ll, p
lement suivi de nombreux serviteurs, mais accompagné de son gouverneur et d'un écuyer de sa mère, qui combattront à ses cotés lorsqu'il chargera l'ennemi1. En général, les cadets, qui étaient gentilshommes, se regardaient comme élevés par leur naissance au-dessus de la discipline, « et faisaient assez paraître, dit un de leurs capitaines2, par le luxe et la dépense de leurs habits, qu'ils le portaient presque aussi haut que leurs officiers. »
L'effervescence naturelle à la jeunesse, jointe à une sorte de jactance que leur inspire leur noble métier, les rend facilement tapageurs et querelleurs. Sous Louis XIII , soldats et cadets aux gardes passent pour fort libertins et peu disciplinés3. « Un cadet court les rues le soir et blesse les passants à coups d'épée, par pure malice. Ils se provoquent les uns les autres en duel, et ces duels ont souvent *l<s résultats tragiques. Dans la compagnie de Pontis, six cadets, échauffés par le vin, se battent trois contre trois. L'un d'eux, qui est tué, est fils du maréchal de la Meilleraye l. Fiers de leur naissance comme de leur crédit, quelques-uns répondent avec insolence à leurs officiers. Ils refusent même d'obéir, comme ce volontaire que son capitaine irrité frappe avec une