‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 8 sur 191 · Id., t. I, p · texte numérisé non relu

Id., t. I, p

4. Mémoires de M. d'Artagnan, l.I, p. 15 et s. — Mém. de Pontis, t. I, p. 420, 421.

hallebarde de sergent, puis du plat de son épée, lorsqu'il sait qu'il a affaire à un gentilhomme. Celui-ci demande plus tard raison à son capitaine, qui ne croit pas devoir lui refuser satisfaction, en croisant le fer avec lui1.

Le sang trop ardent, qui bouillonne en leurs veines et les entraîne à des excès pendant la paix, les porte en temps de guerre à se lancer tête baissée dans tous les dangers. C'est à qui partira; c'est à qui revendiquera l'honneur de prendre part à une expédition périlleuse. En 1666, Louis XIV veut embarquer quelques troupes; une foule de volontaires court au port; le roi les refuse tous, et fait enfermer à la Bastille les plus obstinés2. Ces « braves, » comme les appelait Mazarin3, sont indisciplinés sur les champs de bataille comme dans les garnisons. Leur exubérance de zèle, leur fureur de combattre sont plus nuisibles qu'utiles; ils se font tuer et font tuer les autres mal à propos4. Dans les sièges, ils veulent être tous dans la tranchée et les premiers à l'assaut. Au siège de Philipsbourg, on est obligé de leur prescrire de n'aller dans la tranchée que lorsque leur régiment reçoit l'ordre de s'y rendre; on est forcé de menacer ceux qui désobéiront de les enfermer dans un fort5.

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