‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 79 sur 191 · Ord. de 1716. Recueil Cangé, t. V · texte numérisé non relu

Ord. de 1716. Recueil Cangé, t. V

très en vue et qu'ils ont la responsabilité de leurs ;ict<s. leurs qualités et leurs vertus sont plus en relief que celles des officiers subalternes ; les uns , comme Turenne, sont minutieux et soigneux de leurs hommes, dont ils partagent les fatigues et les dangers; les autres exagèrent l'ardeur et la témérité , d'autres outrepassent les limites de la prudence par leurs hésitations. Celui-ci ne songe qu'au luxe de son installation, et regarde une campagne comme une excursion d'agrément ; celui-là, c'est un homme de fortune, à la physionomie basse ; mais on le regarde comme un chevalier Bavard. Il s'appelle Bailly, et commande l'artillerie de l'armée d'Italie. « Ne songeant point à lui : toujours le plus mal logé, toujours le plus content, sa table est celle de toute l'artillerie, sa maison et sa chambre sont l'hôpital des blessés de son corps, et il est leur premier infirmier1. » Heureuses les troupes qui se louent de leurs chefs ! Le fils de Montesquieu, Secondât, écrit d'Amérique : « Je suis enchanté de nos généraux, de leur conduite, de leur affabilité, de leur justice, de leur humanité et des soins qu'ils prennent d'une petite armée, la plus disciplinée de l'Europe. Aussi ai-je toujours cru que nous ferions de grandes choses avec de très petits moyens2. » A la tête des officiers généraux se trouvaient les maréchaux de France. Leur nombre avait varié depuis

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