‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 80 sur 191 · Lettres de Secondât. Arch de l'Aube, E. (J · texte numérisé non relu

Lettres de Secondât. Arch de l'Aube, E. (J

le seizième siècle : en 1712, il y en avait seize ; en 1789, on en comptait onze. C'étaient tous de grands seigneurs, car l'on admettait parmi eux des étrangers plus facilement que des gens de petite naissance, comme Fabert. Ils avaient des prérogatives spéciales; ils avaient des gardes, et les tambours battaient aux champs quand ils passaient. L'honneur de l'armée et de la noblesse leur était, pour ainsi dire, confié; sous la présidence du plus ancien d'entre eux, ils constituaient le tribunal du point d'honneur, qui jugeait sans appel de tous les différends qui s'élevaient entre officiers et gentilshommes. Ils avaient aussi le droit de nommer un certain nombre de commissaires des guerres, qui pour la plupart étaient propriétaires de leurs charges.

Au-dessous des maréchaux venaient, dans l'ordre hiérarchique, les lieutenants généraux, les maréchaux de camp, les brigadiers. En 1789, on comptait 213 lieutenants généraux, 742 maréchaux de camp, 120 brigadiers d'infanterie et Vv brigadiers de cavalerie. Beaucoup de ces officiers étaient titrés ; un cinquième des maréchaux de camp ne l'était pas ; 79 même ne portaient pas la particule, et il est à remarquer que c'est dans les promotions postérieures à l'ordonnance du maréchal de Ségur que se trouvent le plus grand nombre de noms roturiers1. Tous ces généraux n'é-

Page 1