‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 84 sur 191 · Areli. de la guerre, adm · texte numérisé non relu

Areli. de la guerre, adm

ei des glacis, les poissons des fossés; il a une remise sur la ferme des eaux-de-vie et des tabacs, et le tout lui rapporte 7,455 liv., plus son logement dans les bâtiments du roi1.

Les officiers généraux jouissent surtout de revenus considérables, parce qu'ils réunissent souvent sur leur tête des pensions ou des indemnités de diverses provenances. En 1728, un brigadier, qui ne remplit pas ses fonctions, n'en touche pas moins des appointements de 6,000 fr., auxquels il joint 3,500 fr. qu'il reçoit comme mestre de camp réformé de dragons et 1,800 fr. comme capitaine d'une compagnie franche. Les traitements des maréchaux de France atteignaient 24,000 liv., sans compter 80,000 pour l'entretien d'une compagnie de cinquante gardes; ceux des lieutenants généraux étaient alors de 12,000 fr.; ceux des maréchaux de camp de 8,0002. Plus tard, le comte de Saxe, lorsqu'il commandait en chef, recevait 55,500 liv.; les autres lieutenants généraux avaient 28,8V8 liv. (les sommes peuvent paraître considérâmes; mais il y avait un tel luxe dans l'armée qu'elles suffisaient à peine aux dépenses de ceux qui les recèlent. Le duc de Randan, lieutenant général, écrivait qu'il n'avait d'autre traitement (pie 31,000 fr.,

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