‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 87 sur 191 · Arch. de la guerre, adm · texte numérisé non relu

Arch. de la guerre, adm

2. Lettres du 7 janvier 1701. Lettres du maréchal de Vauban. Bull.hist. du Comité des travaux historiques, 1888, p. 248.

ciraient, comme ils sont « peu pécunieux, a qu'en leur payât leurs appointements tous les mois. D'autres se plaignent de n'avoir rien reçu depuis qu'ils sont entrés en campagne. Les capitaines réformés après la guerre de la succession d'Espagne ne reçoivent pas non plus régulièrement leur arriéré, et quelques-uns se trouvent sans ressources pour retourner chez eux1. En 17 '+9, un d'entre eux, n'ayant que 33 liv., se met à vendre publiquement du fromage pour se procurer l'argent nécessaire à son rapatriement; un autre, officier de Saint-Louis, s'engage comme soldat, se fait remarquer en mettant sa croix sur son uniforme et obtient ainsi une pension de 600 livres".

Il fallait ajouter à ces retards les chances de perte qu'un officier et surtout un capitaine étaient exposés à faire à la guerre, perte d'équipage, d'hommes et de chevaux. Sous Louis XIII, la guerre était une entreprise comme une autre , où il y avait des risques de profits et de pertes ; si elle était malheureuse , on pouvait y laisser une partie de son bien ; si elle procurait des occasions fructueuses de pillagv ou de rançon, la part des bénéfices s'accroissait en raison de leur importance. Des officiers marchandaient avec le roi des travaux de siège et les faisaient exécuter, à prix débattus, à leurs risques et périls. Louis XIII offre à Puységur 6,000 livres pour

1. Arch. de la guerre, adm., 792, 2505. 24G8, doc. gén., III.

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