‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 90 sur 191 · L. de Loménie, les Mirabeau, t. I, p · texte numérisé non relu

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usitées, et des chefs les prescrivaient souvent sans mesure parce qu'ils y trouvaient leur profit. On accusait le maréchal de Maille] >ois de partir pour des expéditions de peu de jours avec quatre mulets et de revenir avec une brigade bien complète et bien chargée de butin '. Le maréchal de Villars avait abusé bien davantage des contributions en argent , et si le maréchal de Saxe suivit son exemple dans les Pays-Bas , il ne fut pas accusé du moins d'en avoir augmenté sa fortune personnelle ; les sommes immenses qu'il tirait des pays conquis étaient dépensées par lui en frais de représentation et en fêtes 2.

Villars ne dissimulait pas ses bénéfices de guerre. Il faisait trois parts des contributions énormes qu'il leva en 1707 dans le Palatinat : la première, pour payer son armée ; la seconde , pour acquitter des arriérés dus aux fournisseurs; la troisième, comme il le disait lui-même , « pour engraisser mon veau. » On s'en plaignait au roi. « Le maréchal de Villars fait bien ses affaires, lui dit-on. — Oui, répondit le roi, mais il fait bien les miennes :i. »

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