‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 91 sur 191 · Mc'm. sur les campagnes d'Italie, p · texte numérisé non relu

Mc'm. sur les campagnes d'Italie, p

2 Prince de Montbarev, Mém., t. I, p. 67.

3. Mém. de Villars, Collect. Petitot, t. LXIX, p. 227, t. LXXVI1I, p. 449. — Villars a\ait toujours eu le goût des spéculations avantageuses ; après la paix de Riswick, il avait acheté cent chevaux réformés, qu'il avait fait vendre en Allemagne avec un bénéfice net de 90 francs par cheval.

loi CHAPITRE XI.

Dans ces pillages et ces extorsions, on n'épargnait que les gens recommandés. « Le marquis de Bissy, écrivait le ministre de la guerre en 1735, a deuxterres en Lorraine, l'une appelée Haraucourt et l'autre Fauquemont. M. le garde des sceaux m'a prié de vous les recommander, afin qu'on les épar-

gne l,

Les capitaines , les officiers subalternes s'enrichissaient rarement à la guerre, surtout au dix-huitième siècle. Au temps où les pillages étaient admis, quelques-uns se retiraient avec un pécule considérable. Un règlement de 1738 attribue le quinzième du butin au colonel , et répartit le reste entre les autres officiers 2. Il est des profits de guerre que l'usage et que l'autorité supérieure autorisent. Tel est le droit pour le général en chef qui s'empare d'une ville de disposer des canons et même des cloches de cette ville. En 1649, Turenne reçoit à titre de gratification tous les canons et pièces d'artillerie qui se trouvent en la place d'Heilbron 3. En 1688, le Dauphin donne à Vauban quatre petites pièces de régiment; celui-ci ne cherche pas, il est vrai, à en tirer profit ; mais il demande qu'on lui fasse fondre, en échange , quatre canons aux armes du roi et aux siennes. « Ils ne serviront, écrivait-il à Louvois,

1. Lettre de d'Angervillers, du 21 octobre 1733. Arcli. tle la guerre.

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