CHAPITRE DIXIÈME
ouvriers de Pamiers, qui avaient reçu, en 1869, 7,000 francs de gratification, ont immédiatement versé 9,000 francs.
Ce sont là des résultats d^autant plus précieux à constater, qu'il germe une semence féconde dans ce sentiment de confiance des ouvriers pour l'industrie à laquelle ils sont attachés. Cette confiance est telle parfois que, dans une grande entreprise industrielle, le total de l'épargne ouvrière dépasse aujourd'hui 4 millions.
Les ouvriers , réduits à leurs propres forces , forment difficilement entre eux des associations de prévoyance lucratives et prospères. Celles formées directement par les patrons leur portent ombrage , ils les tiennent en suspicion. Pour assurer le bon fonctionnement des caisses de dépôt, il faut donc le double concours de l'initiative et de la participation des patrons d'une part, de l'autre l'adhésion des ouvriers. C'est là un contrat de bonne harmonie et de commun accord entre ouvriers et patrons, fondé sur l'intérêt, fortifié et fécondé par le succès. C'est une œuvre méritoire de resserrer les nœuds de ces associations.