CHAPITRE ONZIEME
Une observation caractéristique a été faite sur les influences moralisatrices de l'épargne par un savant criminaliste suisse, le docteur Guillaume, directeur du pénitencier de Neufchàtel : il a constaté que l'on trouve à peine, parmi 100 criminels, 6 individus possédant un livret de caisse d'épargne. L'état moral est par contre très-favorable, dans l'ensemble de la population de ce pays, où l'on ne compte pas moins d'un déposant par quatre habitants, sans distinction d'âge ni de condition.
Partout, la fréquentation delà caisse d'épargne est considérée à juste titre comme une présomption de probité, de bonne conduite, de régularité des mœurs. Elle atteste à la fois l'attachement à la famille et le respect des principes d'ordre et de stabilité sur lesquels reposent les sociétés.