CHAPITRE SIXIÈME
(les communes, des départements et de l'Etat. Cela dit, faisons la part de tous les efforts et de toutes les bonnes volontés dans Tœuvre collective de l'instruction professionnelle.
A Paris, plusieurs écoles d'arts et métiers ont été créées et fonctionnent d'une manière satisfaisante. Au premier rang se trouvent placées les écoles dont l'enseignement ne descend point à la pratique manuelle, mais dirige vers les arts professionnels les études et les aptitudes des jeunes gens. Le collège Chaptal, qui ne compte pas moins de 1,200 élèves se destinant à l'industrie et au commerce; l'école Turgot, dont l'enseignement technique est recueilli par 945 élèves ; l'école Colbert, fondée en 1868; l'école Lavoisier, ouverte en 1872, rentrent dans cette première catégorie, celle que l'on pourrait appeler l'enseignement secondaire professionnel.
A côté de ces établissements d'ordre supérieur, on compte dans Paris nombre d'institutions ou d'écoles spécialement consacrées à l'enseignement professionnel; les unes fondées par l'initiative privée, les autres subventionnées par la municipalité. Leur but commun est de donner aux jeunes gens qui les fréquentent l'instruction technique d'un métier, les mettant à même de se placer dans des conditions favorables à la sortie de l'école.
On peut citer en ce genre la Société de Saint-Nicolas, quartier de Vaugirard. Cette école est spéciale-
ment ouverte aux enfants de la classe ouvrière; on les y forme à des métiers manuels. On est parvenu là à cet excellent résultat que des jeunes gens de seize à dix-huit ans gagnent en sortant de l'école un salaire de 3 francs 50 à 4 francs 75.
L'école de Saint-Xicoias est un internat. L'éloignement entre le siège de l'institution et le domicile des familles justifie cette mesure ; mais, dans la plupart des écoles, on obtient par l'externat une fréquentation plus nombreuse, et l'utilité de l'enseignement professionnel s'en étend davantage.
L'école d'Auteuil, ouverte le 1**^ janvier 1873, donne un enseignement analogue à celui de l'école de Saint-Nicolas et jouit d'une égale prospérité. On peut appeler à juste titre ces institutions des écoles d'enseignement primaire professionnel.
La ville de Paris a créé de son côté, dans un but d'amélioration des conditions de l'apprentissage , une école préparatoire d'apprentis au boulevard de la Villette; cette école, ouverte le 8 décembre 1872, compte déjà 128 élèves. Les enfants y reçoivent l'enseignement primaire d'une part, et de l'autre un en^ seignement technique ayant pour objet les divers travaux du bois et du fer. Les élèves, d'après l'affirmation des personnes les plus compétentes, sortent de cette école sérieusement préparés au métier qu'ils doivent exercer.
A l'école de la rue Tournefort, des ateliers spéciaux