‹ La vie n'est pas la vieChapitre 17 sur 43 · QUATORZIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

QUATORZIÈME LETTRE

26 septembre.

Second objet de notre correspondance : consoler. — La mort n'est pas la mort: affreux cauchemar de moins. — Immense consolation. — Admirable enseignement de l'Eglise. — Le passeport. — Le rétablissement de la santé spirituelle.— Le viatique. — L'ordre du départ.— L'escorte. — Les chants. — Le cimetière. — Les chrétiens devant la mort. — Saint Augustin.— Saint Louis. — Le jour de la mort, appelé le jour de la naissance.

Cher ami,

Jusqu'ici nous avons vu le côté triste de la vie : en voici le côté consolant. Pour être fidèle à mes promesses, je dois te le montrer. Dès le commencement, je t'ai annoncé que notre correspondance avait pour premier but, de détromper ceux qui prennent la vie d'ici-bas pour la vie. Ce but me semble atteint.

Consoler ceux qui traversent avec nous la vallée des larmes, et nous consoler nousmêmes, est le second objet de mes désirs. Le moment est venu de nous en occuper. Pour tout l'or du monde, je voudrais qu'il me fût donné de réaliser ce bienfait, d'autant plus nécessaire que, sans exception, tous en ont besoin, continuellement besoin, soit pour porter dignement le fardeau de la vie, soit pour adoucir de cruels chagrins, soit pour prévenir de sanglants désespoirs. Ce bienfait inappréciable est dans cette pensée : Puisque la vie d'icibas n'est pas la vie, la mort n'est pas la

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