‹ La vie n'est pas la vieChapitre 21 sur 43 · SEIZIEME LETTRE · texte numérisé non relu

SEIZIEME LETTRE

l" octobre.

La mort joyeuse: nouveaux exemples. — Suarez. — Baroiiius — Sœur Marie ue Venise. — Sœur Antonine rie Saint-Hyaciiillie — Fiilvia SégHnli. — Joseph Scaniacca. — Angélique Fabre. — Félicité des Nétuniières. — Liirère Moïse. — Aimé Bailly. — M. Jacquinot.

Cher ami,

Le spectacle que ma dernière lettre t'a mis SOUS les yeux, est si doux, que tu veux le contempler encore. Je cède volontiers à ton désir : je n'en connais pas de plus raisonnable. Chrétiens, il nous est bon, très-bon de voir comment les vrais chrétiens quittent la vie d'ici-bas. Dans leur conduite k ce moment suprême, il y a pour nous encouragement et consolation ;

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double bénéfice que rien ne nous procure au même degré.

Avant de sortir de l'Italie, passons à Rome. Vois-tu sur son lit de mort, un des plus grands théologiens de l'Église ? Son nom est Suarez. Prêle l'oreille à ses dernières paroles : « 0 mon Dieu ! je ne croyais pas qu'il fût si doux de mourir. » Non loin de là, voici le savant cardinal Baronius. On vient de lui faire la recommandation de l'âme: « Or sus, dit-il, voici maintenant l'heure de l'allégresse et de la joie : mourons. »

C'est maintenant la sœur Marie de Venise, qui, voyant la mort arriver, s'écrie dans un transport de joie : « Au ciel, au ciel. »

Sa digne compagne de religion, sœur Antonine de Saint-Hyacinthe, de l'ordre de Saint-Dominique, montre une joie extraordinaire h l'article même de la mort. On lui demande : « Pourquoi êtes- Yous si joyeuse? — Dieu m'appelle de

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ma longue prison dans son palais éternel, et vous demandez la cause de ma joie! »

Mêmes exemples dans le monde. La pieuse dame Fulvia Ségardi, se voyant ou moment d'être délivrée de la mort vivante, qu'on appelle la vie d'ici-bas, fit venir des musiciens pour célébrer par de doux accords sa naissance à la véritable vie.

Un religieux delà compagnie de Jésus, Joseph Scamacca, répétait sans cesse dans les derniers jours de sa maladie : Je me réjouis, je me réjouis, Lœtatus sum, lœtatus su7n. Quelqu'un lui ayant demandé s'il mourait avec la ferme espérance de son salut: « Est-ce que j'ai servi Mahomet, répondit-il avec vivacité, pour que je doute maintenant de la bonté de mon divin Maître (i) ? »

Cherchons maintenant des exemples,

(t) Numquid ego Mahumeto servivi, ut niinc de Domiui inei bonilale dubilem. (Von Rogacci, pars II, p. o '2 el suiv. ; saint Alphonse, Sposadi G. C, ii.)

plus rapprochés de nous par le temps et par le lieu. Nous voici dans celte Bretagne, où la vieille et forte foi s'est conservée comme un héritage de famille. C'était peu d'années avant la révolution, en 1777. Dans la ville de Vannes, qu'elle remplissait de la bonne odeur de ses vertus, mourait une jeune vierge chrétienne, appelée Julie-Anne-Angélique Fabre. L'accroissement de ses souffrances ne servit qu'à la rendre plus contente et plus aimable. Son crucifix toujours à la main, elle baisait à tout moment l'image de son Bienaimé, à qui elle reprochait, comme l'épouse des Cantiques, de la laisser languir par son attente.

Quand on lui demandait comment elle se trouvait: « Assez bien, » répondait-elle toujours; parce que son unique désir était de souffrir. Si on la plaignait, cette compassion semblait l'affliger. Depuis qu'elle avait aimé Dieu, c'est-à-dire depuis le berceau, Julie n'avait cessé de soupirer

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après la fin de son exil, comme le commun des hommes soupire après unelonguevie.

Mais, dans sa dernière maladie, le désir de se voir réunie à son Dieu était inexprimable. Elle comptait en quelque sorte les jours et les heures, qui l'approchaient de l'heureux terme de ses espérances. « Mon père, disait-elle à son confesseur, Dieu a encore différé de répondre à mes vœux. Hier je comptais être réunie à lui. 11 ne veut pas encore de moi; prenons patience; mais pour Noël: oh! pour ce jour-là du moins, je serai avec lui. »

Sa prédiction se vérifia. La veille de Noël, h six heures du soir, la porte du ciel s'ouvrit pour elle, h peu près au moment où la grotte de Bethléem recevait Celui qui est descendu sur la terre, pour chercher les enfants de Dieu, dispersés aux quatre vents.

En quittant la Bretagne, arrêtons-nous h la porte d'un pauvre monastère, voisin de la capitale de cette province, où meurt

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une autre vierge chrétienne, Félicité des Nétumières.

Si nous voulons connaître les dispositions dans lesquelles la sainte voyageuse quittelaterre d'exil, lisonslalettreque, sur son lit de souffrances, elle écrit à la jeune comtesse de Saint-Pern, sa nièce: « Que je meurs contente, ma chère amie! Je voudrais pouvoir faire éprouver à tout le monde ce que je ressens maintenant. 11 n'est point d'homme qui ne voulût se donder à Dieu, s'il savait combien il est doux de l'aimer, avantageux de le servir, et délicieux de mourir avec le juste espoir de se réunir h lui. Au moins je puis te le dire à toi ; oui, je le répète à ton cœur ; je le dis à tout ce qui t'entoure. Que je serais heureuse, si je réussissais à vous gagner tous à mon Dieu! Adieu, ma bonne amie; fais prier pour moi après ma mort, afin que, plus tôt unie à Dieu, je puisse solliciter auprès de lui ton bonheur. »

Ses vœux ne tardèrent pas à être exaucés ,

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La maladie fit de rapides progrès et la douce Félicité vit avec la paix du juste, l'impatience de l'épouse, l'ardeur de la colombe, arriver le beau jour de sa fin. Ayant reçu le saint Viatique, elle demanda si on croyait qu'elle dût mourir le soir. On lui répondit que son pouls se soutenait encore ; ce qui lui fit pousser un soupir. « Ma Sœur, lui dirent alors ses compagnes, vous désirez solenniser demain avec les Anges la fête de leur Reine? — Je le voudrais, répondit-elle avec empressement, mais j'en suis bien indigne. »

Son divin Époux en jugea autrement ; elle s'endormit entre ses bras, le premier août 1788, veille de la fête de Notre-Dame des Anges.

Tu crois peut-être encore, mon cher ami, que mourir dans la confiance et dans la joie est le privilège exclusif des âmes, dont la robe baptismale ne fut souillée d'aucun péché mortel. C'est, je le répète, une erreur dont tu dois revenir, toi et ceux

qui !a partagent. A tous, le premier saint entré dans le ciel, le bon Larron donne un éclatant démenti. Des milliers de fois, le même démenti s'est répété dans chacun des dix-huit siècles qui nous précèdent.

Sur la route qui nous ramène de Bretagne à l'est de la France, se trouve un monastè)e de la Trappe. Entrons dans cette hôtellerie du bon Dieu. La charité nous y donnera non-seulement le pain du corps, mais l'exemple d'une belle mort, délicieuse nourriture de l'âme.

Le frère Moïse est arrivé à sa dernière heure. Qui est le frère Moïse ? Dans le monde, c'était le seigneur deLigré, grand prévôt de Touraine, allié aux plus nobles familles de France. Est-ce tout ? C'était le plus franc bandit de son temps. Esclave, mais esclave déchaîné des trois concupiscences, il était la honte de sa famille et la terreur du pays.

Obligé de fuir en Amérique, afin d'é-

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chapper aux coups trop mérités de la justice, il arrive à Nantes pour s'embarquer. Au moment de monter sur le navire, il apprend la mort de sa mère. Conâterné de cette nouvelle, il laisse partir le vaisseau, revient à Tours et s'abandonne à la conduite d'un ami vertueux, décidé à faire telle réparation et telle pénitence qui seront jugées nécessaires.

« La Trappe vous appelle, lui dit son ami. C'est là que, oublié du monde et rendu à vous-même, vous retrouverez le chemin qui conduit à la vie. » Il se rend à son avis, renonce à tous ses désordres, répare autant qu'il peut les scandales qu'il a donnés et, muni d'une lettre de recommandation pour le Révérend Père abbé de la Trappe, il se présente au monastère, où nous allons le voir.

Il est reçu aux exercices avec la charité habituelle de ces bons religieux. La fei*veur, avec laquelle il remplit ses de-

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voirs, fut si grande que bientôt il mérita de prendre l'habit. Autant il avait aimé son corps de la manière déréglée que le monde inspire, autant il le haïssait de cette sainte haine que Notre-Seigneur recommande à ses disciples. Fallait-il prendre par ordre des supérieurs un peu de soulagement pour remédier à ses défaillances ? il obéissait d'abord ; mais, honteux de se relâcher sur la mortification, il insultait h son corps, en lui disant avec sa manière dure et impolie d'autrefois : « Attends, attends quelques jours ; je t'en ferai payer l'intérêt : il t'en coûtera bon. »

Il tenait parole ; et, aussitôt que ses forces le permettaient, il reprenait avec une nouvelleardeur toutes ses austérités. Parvenu en peu de temps à une haute sainteté, le Seigneur mit fin à l'épreuve de ce fidèle serviteur.

Huit jours avant sa mort, il alla trouver le Père abbé, avec l'apparence d'une

santé robuste, et lui dit: « Mon révérend Père, je sens que Dieu m'appelle et qu'il ne me reste que très-peu de temps à vivre. — Si Dieu vous appelle, attendez tout de sa miséricorde ; mais ne vous flattez pas, aprèsune pénitence si courte, d'aller au ciel sans passer par le purgatoire. — Ah ! mon Révérend Père, c'est bien à un homme comme moi, à prétendre à cette dernière faveur ! Il y aurait de l'injustice, et Dieu est juste. En purgatoire donc jusqu'au jour du jugement, et au delà, s'il se peut. »

Quelques jours après cet entretien une maladie mortelle se déclare. Le frère Moïse touche à sa dernière heure. Accompagnons à l'infirmerie le Révérend Père abbé, suivi des principaux religieux.

« Mon frère, lui dit-il , votre maladie pourrait bien vous conduire k la mort. — Quel bonheur pour moi, répond avec transport le frère Moïse ! Quelle grâce ! »

Peu d'instants après il ajoute : « Mon

Révérend Père, je m'en vais au ciel ; » et il expire (i).

Continuons notre route vers l'est de la France : nous voici au milieu des Vosge^. Dans une chambre solitaire, d'où il n'est pas sorti depuis plusieurs années, est assis, sur un vieux fauteuil, un jeune homme de vingt-trois ans, plein d'intelligence, riche d'instruction, d'une patience invincible et d'une affabilité constante. Que fait-il là ? il souffre enchaîné par la maladie. Les os des jambes, et les côtes du cœur, sont cariées, et lui occasionnent des douleurs affreuses. Il est mort cent fois avant de mourir. Aussi il pense avec plaisir à la dernière heure de son pèlerinage. 11 s'en entretient avec une sorte d'enthousiasme, se regardant ici-bas comme un pauvre captif chargé de chaînes: c'était son expression.

(I) Relations de la vie et de la mort de quelques religieux de la Trappe.

Plein de cette douce et forte pensée que la vie n'est pas la vie, il prend luimême sans eifroi des portions de ses côtes cariées, que le chirurgien a tirées de ses plaies, et, les broyant tranquillement : « Voilà, dit-il sans s'émouvoir, de petites portions de mon corps qui prennent les devants, le reste suivra. »Et, en souriant, il ajoute : « Les grands seigneurs, lorsqu'ils voyagent, ont coutume de faire partir quelque chose de leur équipage en avant, pour aller ensuite plus légèrement. Je fais comme les grands seigneurs.

« Les religieux les plus austères ont dans leurs cellules et sur leur table des crânes humains et des ossements, pour y contempler leur état futur ; et moi, de mes propres yeux et dans ma propre chair, je vois le commencement des plus grandes humiliations.

« Avant ma sépulture, je puis contempler et palper mon cadavre. 3/^5 05 se sont pulvérisés par l'ardeur qui me consume. Ma

êoO LA VIE ^'eST pas LA VIK.

chair est couverte d'ulcères et de 'pourriture. Me voici semblable à un vieux haillon, rongé par de vils insectes {i).M?i\s rien de tout cela ne m'attriste. Je vois les restes de mon corps confondus dans la poussière jusqu'h la consommation des siècles, sans que la paix de mon cœur soit troublée. Mon cœur s'est réjoui, et ma chair reposera da7is V espérance (2). »

Cette foi vive qui rend l'homme si grand en face de la mort, ne l'abandonne pas un instant. A ses pieux parents, fondant en larmes, il dit : « Ne pleurez pas : le Seigneur vous rendra tout le bien que vous m'avez fait. Je ne vous oublierai point. Celui qui aime, aime toujours. »

Lorsqu'il eut reçu les derniers sacrements, il s'écria avec une expression indéfinissable de bonheur et de confiance : « Grâce à Dieu, je ne suis plus de ce

(1) Joh.,\\f., \ù.

(2) Ps. XTl.

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monde. Oui, mon Dieu, je vais vous voir dans la terre des Vivants. »

Tels furent ses dernières paroles. Ainsi mourut, sans agonie, le vertueux Aimé Bailly, le 19 novembre 1781, à l'âge de vingt-quatre ans (i).

Nous touchons au terme de notre voyage. Dans quelques heures, nous sommes en Franche-Comté, cette autre Bretagne par la foi courageuse de ses habitants. Je ne te parlerai pas,moncher ami, de ces dix-neuf martyrs de la révolution, qui, enfermés dans le château de Maîche, chantaient les hymnes de l'Église, en attendant le moment d'aller à l'échafaud. Que l'oncle bien-aimé, dont la parole inspirée soutint le courage de ses compagnons, prie pour celui qui, en ce moment, rappelle avec admiration son impérissable souvenir.

Arrivons à Besançon. Au mois de jan-

(1) Ecoliers vertueux, par l'abbé Gaion.

vier 1798 fut arrêté à Echenoz, petit village de la Haute-Saône, que j'ai beaucoup connu, M, Jacquinot, vicaire de Mélincourt. Coupable de fidélité à la religion, ce jeune prêtre fut conduit à Besançon, comme un malfaiteur, et le 27 du même mois condamné à- mort.

Écoutons un de ses compagnons de captivité, prêtre comme lui. « Pendant que les juges étaient aux opinions, M. Jacquinot fut reconduit dans sa chambre :

il était onze heures. Midi et demi se passe, on ne lui notifie pas sa sentence. Le concierge, qui venait de l'apprendre, entre dans notre chambre et nous dit : « Ce monsieur est condamné à mort. « Nous en fûmes consternés.

« Il fut décidé que je me rendrais dans la chambre de notre futur martyr. En me voyant, ses trois compagnons comprirent quelle était la nouvelle que j'apportais. Je m'approchai de M. Jacquinot, lui disant : « Vous avez déjà dîné ? » 11 me

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répondit ; « Je me suis un peu dépêché, parce que je n'ai que le temps de me préparer. — Savez-vous l'issue de votre jugement ? — Je m'en doute bien. »

Je me jetai à son cou : il avait tout compris.

« La pensée qu'il allait mourir dans trois heures, ne lui fit éprouver aucune émotion. Il se mit tranquillement àécrire plusieurs lettres, et demanda si nous voulions lui permettre de dire Vêpres avec nous. On comprend notre réponse : nous étions trop heureux de prier avec un martyr. Il récita Vêpj^essans la moindre altération de voix, comme s'il avait été dans son presbytère.

« Ensuite, il nous pria de faire avec lui les prières de la Recommandation de l'âme. Son désir fut satisfait ; et, pendant la récitation de ces touchantes prières, nous ne remarquâmes en lui ni trouble ni frayeur. Au contraire, plus le moment de son sacrifice approchait, plus on voyait

2r>i LA VIR NEST TAS LA VIE.

briller sur son visage une sérénité et une joie toute divine.

« Ah ! Messieurs, nous dit-il, quel bonheur pour moi de mourir pour mon Dieu ! Je puis vous assurer que je ne voudrais pas que mon jugement fût différent. Maintenant que je suis jugé, je suis infiniment plus content. Je ne sais si c'est présomption de ma part, mais je sens au dedans de moi une joie inexprimable. Toute ma vie j'ai eu la plus grande frayeur de la mort, et maintenant je la vois venir avec plaisir. »

« Il sortit de sa chambre et alla faire ses adieux aux prisonniers, qui occupaient les deux chambres voisines de la sienne. Tous l'arrosèrent de leurs larmes. Après leur avoir fait sentir le prix de la foi^ ii ajouta : « Je puis vous assurer, mes chers amis, que je vais à la mort avec plus de joie, que je ne serais allé, dans ma jeunesse, b. un festin ou à une partie de plaisir. »

LA Vii: N KST PAS LA VI K. '2".'.

En effet, les gendarmes étant venus le chercher, il se rendit d'un pas ferme au lieu du supplice et reçut le coup de la mort avec ce calme sublime, qui rappelait l'auguste Victime du Calvaire (i). »

Tu vois, cher ami, que, si la race des persécuteurs vit toujours, la génération des martyrs n'est pas éteinte. Sur l'cchafaud révolutionnaire, comme dans l'arène de l'amphithéâtre, c'est, h quinze siècles d'intervalle, le même courage, la même sérénité, la même certitude que la vie d'ici-bas n'est pas la vie, et conséquemment que la mort n'est pas la mort.

Garde cette bonne pensée. Demain je répondrai à tes nouvelles questions.

Tout à toi.

(1) Notice sur les prêtres du diocèse de Besançon , condamnés à mort, etc.

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