UN COIN DU BOULEVARD DES ITALIENS EN
D*aprèf une gravure du temps. — (Collection Henri dAlnieras.)
Le boulevard de§ Italiens fut formé en vertu dei Itttres patentes du mois de juillet 1676. II doit sa dénomination au théAtre des Italiens qui y fut établi en 1780 par la compagnie Heboul de Villeneuve sur l'emplacement de Thùtel de Choiseul.
rjuarliers. ou sur les quais qui décorenl les bords de la Seine, que l'on trouve la niaf.Mii(i(eiice ([u'on était llatté de rencontrer {\ cbaqiie pas dans la eélébre capitale de ri^nipire français : alors on est l'rappé d'une triste vérité, dont on ne crovait [)as avoir lieu de s'occuper, c'est qiK* cette stq»erbe <-ité, comme toutes les autres villes, est [»euplée de ricbes et de i»auvres: il y faut au\ uns des palais, aux autres de misérables cliaumiéres
La révolution de 1789 a de beaucoup diniinué le nombre des liabitants de Paris. On le portait autrefois à 800.000 personnes: aujourd'bui il est à peine de GOO.OOO.
On a dit <iue le caractère des Parisiens avait beaucoup de rapport avec celui des Atlién'iens : frivoles et braves, légers et pleins de raison, capricieux et spirituels, railleurs et profonds, superstitieux et instruits; on a aussi remarqué lu mémo ressemblance entre plusieurs de leurs établissements publics : les deux principales promenades d'Atliénes étaient les Tnileries ou Cérainiqnes. ainsi nommées, parce (juanciennement on v' faisait des tuiles, comme aux Tuilevies de Paris, dans les treizième et quatorzième siècles.
La i)opulation de celte immense cité, formée aux dépens des provinces, a toujours paru trop considérable, et de sa^'es politiques ont souvent désiré la faire refluer dans l'intérieur de la France. Mais le parti que l'on a pris de diviser cette capitale en douze municipalités y maintiendra la tranquillité. Selon toute apparence, les troubles et les horreurs de 1792 et 1793 n'auraient jamais eu lieu, sans le pouvoir absolu et illimité de cette
commune, alors trop considérable. La capitale, a dit im écrivain, est comparable à la tète d'un rachitique, qui grossit à mesure que les autres membres s'atténuent et s'affaiblissent.
Tous les jours, les embellissements augmentent dans tous les quartiers de Paris.
Seize nouvelles fontaines, en attendant un plus grand nombro, roulent abondamment jour et nuit.
M. le [U'éfot du déparlement a fait décorer la
d'être ornées de trottoirs, ainsi que plusieurs personnes se l'imaginent; la multiplicité de ses portes cocbères y met un obstacle presque insurmontable : au lieu qu'à Londres le devant uniforme des maisons ne présente que des espèces de portes d'allée, les écuries et les remises étant sur le deiTiérc.
Mais il faut convenir qu'il reste encore bien des cboses à faire pour l'embellissement et la salu-