‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 106 sur 455 · MODES DK IS TOQUE ET HEH1NU0TE A LA POLONAISE · texte numérisé non relu

MODES DK IS TOQUE ET HEH1NU0TE A LA POLONAISE

(I) après lo Costume parisien do Tan 18U8.)

point restées plongées dans une profonde ignorance, et n'eussent pas été persuadées, à fone de l'entendre dire par les hommes, qu'elles étaient faites pour obéir, elles auraient réfuté ce panidoxe avec avantage; on les aurait vues marcher sur la môme ligne que les hommes

t Cett<^ feuille mettra en évidence les agréments de l'esprit des femn»es, par des pensées neuves: grandes, élevées, elles montreront le germe des actions héroïques; enlin notre tiiche sera de faire connaître tant de vertus, de talents, que la modestie des femmes leur fait renfermer en elles-mêmes, et qui n'ont pour témoins et pour admirateurs que leurs familles et un petit nombre d'amis.

t Nous ferons connaître au public la manière d'écrire d'un grand nombre de femmes, qui, moins timides ou moins occupées, pourraient rivaliser de talents avec les hommes. Quant aux objets faisant partie de ce recueil, qui nous regardentparticulièremcnt comme les événements de la société, certains détails, etc. , nous nous efforcerons, par la variété et le choix des articles, d'atteindre le double but

« La femme célèbre du jour, dans quelque genre que ce soit, y sera citée, Nous ferons connaître quels sont, relativement aux femmes, les mœui*s, les usages de tous les temps, de tous les pa^s, comme mariages, divertissements, etc. »

Le Grenadier de Saint-Cloud.

QiTELQi F. temps après la distribution des croix d'honneur et des aigles, digne récompense de l'armée française qui avait fait tant de choses, les événements politiques prirent une couleur sombre et menaçante. L'Angleterre rompit les traités qui donnaient quelque espoir de repos; l'Autriche, oubliant les cruelles défaites qui l'avaient si durement cluUiée, imita follement l'exemple de l'Angleterre et se prépara une nouvelle invasion et de nouveaux malheurs.

Napoléon ne s'attendait [>as à tant de démence, et il en fut attristé. 11 devint sombre, pensif, mécontent, et on l'entendait parfois répéter, tandis qu'il se promenait les mains derrière le dos, et la lète inclinée sur la poitrine : t JI faut que cette Autriche soit d'une bêtise I vouloir me faire la guerre! >

Hien ne pouvait parvenir à dissiper l'humeur sombre de rempereur. ^éanmoins, un jour, à force de ces tendres importunités dont elle avait si bien le secret, l'impératrice parvint à déterminer Napoléon à faire une promenade en calèche; il partit de Saint-Cloud, ayant prés de lui Joséphine, en face, une dame d'honneur et un aide de camp qui déployait toutes les gri\ces de son esprit jo.veux, A la fin, la préocupation de l'empereur se dissipa. José[)hine était au comble de la joie, et sa gaîté s'en accrut encore.

La calèche, a[>rès quehjues heures de course, avait repris le chemin de Saind-Cjoud et traversait la route qui conduit à Hellevue; elle passait vis-à-vis le quartier des guides d'escorte qui se trouve au bout de cette route, lorsque Joséphine, dont l'empereur taquinait, malgré les prières de sa femme, un petit chien blanc et aboyeur s'il en fut, s'écria : <. lionaparte, tu ferais mieux de

de cet ouvrage.

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