MODES DE 1808. — LA RENCONTHE
D'après une caricature de réi)Oque. — (bibliothèque de la ville de Paris.)
PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE
laisser mon chien tranquille et de veiller à tes affaires, car voici une de tes casernes que l'on met à louer! »
On apercevait, en effet, sur la façade de ce bàtfnient un écriteau qui montait et descendait allernativemcnt, et qui, à cela près, ressemblait parfaitement à une ailiclie de maison à louer. Il lit mettre pied à terre à l'aide de camp qui courut jusqu'il la caserne, tandis que Joséphine se livrait à mille conjectures et continuait ses plaisanteries sur la mise en location d'une caserne impériale.
L'aide de camp mit (luelque temps à revenir, et, du plus loin qu'elle le vil, l'impératrice lui
Disons tout de suite (jue l'écrileau portait le mot grik-eîil était attaché à l'une des fenêtres de la maison militaire, et celait un des prisonniers qui le faisait ainsi monter et descendre pour mieux attirer l'attention de l'empereur lorsqu'il viendrait à i)asser.
L'aventure fut de suite connue au dulteau et devint le sujet de tous les entreliens Aussi le lendemain il y eut foule à la revue de la garde montante, revue que l'empereur passait tous les jours à midi. Aucune des dames du château n'y manquait, et tiuites portaienl des regards curieux vers un vieux Iroupier. à genoux cnlre deux ser-