‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 11 sur 455 · PLAN DE PARIS AVANT · texte numérisé non relu

PLAN DE PARIS AVANT

(Collection de la Bibliothèque de la ville de Paris.)

Ce plan est le même que celui de 1784-1791, dit Plan d'cuceinte des Fermiers généiMux. Celle enceinte iivail pour limites : i\ir la rive droite, k Touest de Paris : de la barrière des Bonshoiumes (Passy) à la barrière du Roule; au nord : du Roule à la barrière Saint- .Martin ; à l'est : de celle-ci à la barrière de la Râpée. — Sur la rive gauche : au sud de Paris, et de l'est à l'ouest : de la barrière de la Gare à la barrière de la Cunette ((îrenelle).

queurs. (juant à moi, j'eus la vive satisfaction de remettre un véritable faisceau d'armes entre les mains de mon ancien camarade d'Harcourt et de Hambourg, Tourton, riche banquier, propriétaire du Clos-Vougeot, proclamé vainqueur dans les trois courses. Et c'était bien juste, car, indépendamment de sa supériorité, il avait fait les frais de la construction des chars et de l'achat des chevaux. Un aréostat gigantesque, orné de drapeaux tricolores et de fusées, s'élança ensuite dans les airs, où il éclata, ne laissant de lui qu'un nuage de fumée. Il représenta la moralité de ces brillantes fêtes de la gloire.

Mémorial de J. de Norvins.

Édition do Lanzac dis Laoorie (Paris, Pion).

ans. Une quinzaine de maisons ont été considérablement endommagées. 11 paroît que cette charrette contenoit une espèce de niachine infernale.

La détonation a été entendue de tout Paris: une bande de roue de la charrette a été jetée par-dessus les toits dans la cour du consul Cambacérès.

Le premier consul a continué son chemin et a assisté à V Oratorio. L'explosion a produit un effet terrible sur les maisons environnantes, celles qui étoient les plus proches sont presque détruites. Un mur de 25 pieds qui forme le derrière des écuries du citoyen Lebrun, troisième consul, a été renversé, et les débris de ce mur ont été jetés à 20 pieds dans l'intérieur.

La machine infernale consiste en une espèce de

h)mnc à la Liberté. Speclaclcs (rraluits à rOpcra, à rÔpéra-Comique, au Tlu'Jilrc Feydeau, au Vaudeville.

26 (.5 vend.}. — Arrêté des consuls qui porlc à 3 au lieu de 2 par mois les tira^'es à Paris de la Loterie de France (supprimée comme immorale le 16 novembre 1793 et rétablie comme lucrative le 30 septembre 1797).

Octobre (VE.\lȃMIAinK-BRUMAIRE AN IX).

8 {10 vendémiaire). — Berthier est nommé ministre de la guerre en remplacement de Carnot

9 (/7 i'''M«/.). — Fôte chez Cambacérès en llionncur de Bonaparte. G^rat y chante une cliansoii de Boufflers.

10 (/A? vind). — Bonaparte assiste à l.i représentation des fioriict's à l'Opéra, ^^ii arrête d.uis les couloirs Ceracchi. Les ci^njurés, répan<lus dans la s.ille, «levaicnt, au nioruent «le la s<ène du serment, lancer de-* pétards, (rier au feu, et, en pr<»litanlde l.i panique, pénétrer dans la loi^'C du premier consul pour le poignarder. Demervllle est arrêté dans l.i nuit.

21 CW r,ndéiniaii» t. Bapport <lu nlini^lre de la police sur W complot du 18 vendémiaire : < On a pensé, \ est-il dit, ((n'en fiMpiianl le premier consul, on frappait (le niorl la Bépubliqne. Juv.ju à «e uioment l.s seuls individus arrêt' h sont Ceracchi, Ik-nierville et Arena. Les deux premiers ont ré\elé le romjlot.

IVovembrc (Bia m viuk-Fuimaihk an IX).

7 (Ï'J brumni)i\. — Arrêté du préfet de police L>uboi> sur les femmes habillées en hommes.

9 (/v bruni). — Ouverture du Musée des Antiques au Louvre.

15 i^i biimi.i. — Inaiiguralii^n de la salle nslaurêe du Vaudeville, lnlie, en 17'.>2. rue de Ch.-irlres->aiiii- Hoiioré, sur lemplarenienl du Vauxli.dl dliiver.

22 (y fiiiniiri). — In coup de canon à midi et demi annonc<- louverture du Corps législatif, — Première journée d exposition à l'hôtel de Coigny, rue (Sainl-i .Niiaix', du tableau d'Isabey et Vernet : la lirrnr du prnvirr cotixul.

26 '.■> fiim.t. — Béouvcrlure <U\ l.i^c c (fondé en I7n7, par Tilastre d-s Bosier?) : discour» de La Harpe.

Dt^ceiiibre (Fhimaike-Nivose an IX).

24 (.V uiinse). — A huit heures du soir, au moment on Bon.iparle se rend k lOpéra pour as>isler à l'audition de Hajdn de la (lr''<iî:nn du tuond<\ cxplo>ion d"un<' machine infernale, rue (Saint-) .Nicaise,en faie de la rue de Malle. .'iJ personnes tuée» ou bless» es.

28 '7 uiv.}. — Lucien Bmiaparte, nùnislre de l'Intérieur, enlève à Devisn)es,qui s'était signalé par son incapacité, la direction de l Opéra, pour la donner à Bonnet.

iVlonuinenlM et F€»ndailonM.

Tercier et Fontaine comujcnccnt la restauration des Tuileries. Ouverture du passage des Panoramas.

La Bourse de commerce quitte l'église des Petits- Pères (Augustin» réformés) de la place des Victoires.

Élévation d'une fontaine (démolie en 18ii), place Baint-Sulpice. — Construction du quai Desaix commencé. — La place Royale devient place des 'Vosges.

Achèvement de l'ëgout de la rue Saint-Denis.

La rue (Saint-) Louis du Marais, où Turennc avait eu son hôtel, re(;oit le nom de rueTurenne.

Une division de la BCaternitè est transférée dans lancienne abbaye de Port- Royal, rue de la Bourbe, faubourg Î>aiut-Jac(|ues : elle deviendra plus tard la Bourbe.

Deux nouvelles succursales du Ment de Piété sont fondées, rue Vivienne et rue des Pctits-Auguslius.

La vie de la me.

L Automate, qui joue aux échecs et aux dames, rue des Poulies, vis-à-vis la colonnade du Louvre, n«>lîil : prix d'entrée, trente sols.

La ftmme inrisible, qui, enfermée dans une a^ge de Terre, répond aux questions sans pouvoir être vue.

Populailoo de Parlii.

600,000 habiUints (60,000 de moins que sous le règne de Louis XVI). 100 médecins, 80 banquiers, 400 écrivains.

Homme d'Ktat «3 mai l7iS-i' juin fs.Jf.

>mv^Ti».\ MHi

i s i o r i e n de (ITio-IM il

2,400 tailleurs, etc. (d'après le Tableau de l'An Vltl). |je« Arts.

Exposition annuelle de peinture.

Les m Babines > de David.

Portrait du général Moreau, par (lérurd. Prix de Rome : l'i-intun- Granger.

Les graveurs Piranesi viennent se fixer à Paris et y apportent les cuivres gravés par leur père.

La vie littéraire.

Lutieu Bonaparte patronne une Société littéraire, destinée à reconstituer l'Académie française. Ce projrt, vivement combattu, est abandonné.

Sébastien Mercier : Lr youveau Paris (publié en I7'.)0. à la tin de l'année, ne conjmen<,a à se répandre (|iirn l><)0,. - Mme de Staël : De la littérature cousidi'irc diius ses rapport X arec 1rs Institutions «tfciuhs. — Beffroy de Reigny de cousin Jacques) : Dirlinnuuirr n'vlo>ji<iur dru hommrs d des choses (la police en arrête l'impression i. — Berchoux : La Goi- Irotiomir. - Delille : L'Homme drs champs.

Les Sciences.

Thérèse Cabarrus, 177 J» janvier |x;j.>.)

Bichat ; lirrhnchri phffsiolofji'jurs .uirla rir et'sur la niiirt. - Cuvier : Lc<:on.^ dAnatomie comparée.

Le (liéfbire. (Dkhits et pnEMiKRES.)

Théâtre-Français. — ii janvier. Rentrée de Mlle Contât. - i-' njnrs. Piuto ou la Journée d'une ronspiration. cométlir en i>ro>e, par Nepomuoène- Lemercier. — s mai. Premier début de Lafont, nnrien étudiant en médeeine dan-* le rôle d'Achille (///(i'/''"" rn Aulide). Ine cabale est organisée contre lui piar I. h partisans d.- Talma, <|ui lui reprochent « d'avoir un actcnt circonllexe dans la voix ». Il est soutenu par Mlle Raucourt (qui rentre cette même année au I liéAtre-lVancaisi.elpar le critique Geoffroy, tout puissant au Journal drs ]) bats.

Théâtre des Arts (Opérai. — .% mai. Il'Cuhe, paroles <le Milcent, musique de lontenelle. Kêmiois* ( ciices si nonibrcusi-s qu un critique du temps assure que a si les paroles sont de l.too (.Milrent), la musique est 'l«- |oû,oo;\ , - \'t jnin. i.a Ihmnomanie. Uallet de Gardel. inusi<|ue Me Méhul. <ioyon se dislingue dans le rôle du Pansomane. La valse, dansée dans les salons d -puis 179.», parait pour la première fois sur la scène de l'Opéra. — i.'ti juillet. l'raxilrl,', paroles de .Milcent, musique de Dcvisiues. In des grands succès de Tannée.

— lo octobre. Lr.K HoraC(S, paroles de (iaillard, musique • le l'orla. - l'i décembre. I^a Création du monde, orat(»rio de Haydn, paroles de van Swieten, traduction du cumte de >égur. Prix des places doublé.

Opéra-Comique ithé<\tre Favarl). — 8 juin. Beuioui,!, i ou 1rs Kxilrs du Kamirhatha, paroles d'Alexandre Duval, musique de Boïeldieu, succès médiocre.

— 16 septembre. Le Calife de Bagdad, par de Saint- Just'Dancourt, musique de lio'ieldieu. Très grand succes, véritable début musical de Boïeldieu^ qui n'était connu que comme compositeur de romances de salon. — 23 octobre. Maison à vendre, paroles de A. Duval, masique de Delayrac (grand succès).

Théâtre Feydeau. — 16 janvier. Les deux Jour* nées, paroles de Houilly, musique de Chérubin!.

Ambigu-Comique. — 21 mai. Madame Angot au sérail de Constantinople, par le chevalier Aude. Le plus grand succès théâtral de l'année (237 représentations sans interruption.)

Les morts de raonée.

Marc-René de Montalembert, général et écrÎTaia militaire (29 mars). — Mme Helvetius, dont le salon

a\ait été un des plus brillants du xviii« siècle ,'12 avril).

— I.e botaniste Lhéritier de Brutelle (!<> avril). —

— Le uiusi(icn Piccini, rival de «duik (7 mai). — 1/autcur dramati(pie, Rochon de Chabannes

16 mai). — G^viniés, professeur au Oonservatoire, le

Compositeur de musicpie premier violoniste de l'hcole fran«;aise (9 septembre). —

(16 janT. 1728-7 mai Armand de Bethune-Charost, maire du lU*arron-

1800.J dis.KemenI, connu par ses œuvres charitables (27 octobre).

Du lliéàlri-Iranrais (l7'.t>-'.« mars Isif.i

GAVIMK»

Profes. au (Conservatoire (1726.9 sept. 1800.)

NICOLAS IMCJIM

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