ROI AU BAL
Légende des persounages (à lire d;« gauche à droile) : 1. .'o.ich:m-.VafK)léon (Mural), roi de Naples; 2. Frcdéric-Auguile, roi de Saxe; 3. JtTÛ.ne- Napoléon, roi de NVeslphalie; 4. Frédéric, roi de NVurlemberg; 5. Louis-Nopaléon, roi de Hollande; 6. Napoléon I*""", empereur des Français; 7. Joséphine, impératrice-reine couronnée; 8. Madame, mère de l'Kmpereur; 9. Marie-Julie, reine des Espagne8;10. Hortense-Kugénie, reine de Holhinde; 11. Marie-Caroline, reine de Naples; 12. Krédérique-Catherine, reine de Wesiphalie; 13. Marie-Pauline, princesse Borghèse.
n'apprennent rien de catégorique et ne peuvent satisfaire la soif de s'instruire sur le compte des personnages illustres. J'ai été assez heureux pour recueillir quelques notes précieuses destinées à comhler en partie cette lacune, et je m'empresse d'en faire part à mes concitoyens.
Bobèche était un beau garçon, blond, de moyenne taille, d'un sang-froid inaltérable et de physionomie impassible, d'un léger et agréable embonpoint, soigneux de sa personne, et coquettement mis avec sa veste rouge, son chapeau gris à cornes, sur lequel se détachait un papillon symboliciue, ses culottes jaunes, ses bas bleus, sa cravate noire et sa perruque rouge.
Sous la niaiserie obligée du type, il cachait une
en plein courant de lazzi, il marchait toujours, et tant pis pour ceux qu'atteignaient les éclaboussures de ses bons mots.
Victor FouRNEL.
(Les spectacles populaires. Paris, Dentu, 1863.)
L'anniversaire du Sacre.
LA fête destinée par la ville de Paris à célébrer l'anniversaire du couronnement de Sa Majesté, la conclusion de la paix avec l'Autriche, et le retour de Sa Majesté dans sa capitale, a rappelé, par sa magniticence, la belle journée d'il y a cinq ans. Les dispositions générales et les disposi-
tions des salles prinripales élaieiit à peu près les mêmes qu'à la dornière f(}le donnée à l'Ilôtel de Ville. La grande salle du bal oITrait une décoration nouvelle d'un très beau dessin, d'une grande élégance et d'un elTet enchanteur. Les in vitations faites au nom de .M. le duo d'Ahrantés, (iouverneur de Paris, el du corps municipal, avaient lormé la réunion brillante et coni|)létc des fonctionnaires
m"* kaucourt. du tue atue-fu a.nç aïs.
Rôle d*A(jrippine dans DrUannicus.
Françoise-Clairien Saiiocrolte, dite Mlle Baiicourl, naquit en 1753. Elle débulo au Tii«'àlrc Français le Ï3 septembre 177i', disparut en 1770 à lasuiled'unecahale et revint en 1779. Elle se distinguait par une éilainnte beauté et 3111e Raucourl mourut en lï<I
par une éilainnte beauté et par réncrgie du geste, mais sa diction manquait de justesse
Si" -^
publics, des chefs des diverses administrations, des généraux et oiïiciers supérieurs ou fonctionnaires présents à Paris, des étrangers de marque, et de tout ce (pje Paris renferme de familles distinguées dans les sciences, les lettres, les arts et le commerce. Trois mille six cents personnes étaient invitées; le cortège de LL.MM. a porté ce nombre à plus de quatre niille.
Vers les cinq heures, l'assemblée étant complètement formée dans les diverses salles, les dames assises, et les hommes placés debout derrière elles.
on a successivement entendu battre aux champs, et M. le Gouverneur et le corps municipal ont été recevoir et conduire dans l'appartement qui leur était destiné les rois de VVurlendxM-g. do Saxe, de Hollande, de Westphalie, de ]Naples; les reines d'Espagne, de Hollande, de Westphalie et de Naples, suivies des personnes de leur cour, et reçues dans la salle du trône, par les princes grands dignitaires qui y étaient réunis.
A cinq heures et demie LL. .M.M 11. et [\\\ ont été annoncées par des cris de :
Vive rKmporeurî Vive l'Inif ^ pératrireî LL. M.M. sont
passées dans rap[>artement qui était occupé par les augustes personnages (pie nous venons de désigner; * (piehjuos moments après,
S. M esl venue se placer sur L' trône qui lui était lu-éparé.
Apres le discours du Préfet de la Seine, aucpiel S. M.
a répondu, rEmpereur est passé dans un appartement où il a admis les divers fonctionnaires à l'honneur de lui étreprésentés Ensuite l'Empereur est rentré dans la salle du Trône, et, accompagné de l'Impératrice, des rois et reines qui y avaient pris place, il s'est rendu dans la salle du banquet, otfrant l'exemple unicpie dans rhisloii-e do lEurope.
(\\^ la réunion di; la jdupart de ses souverains auprès du protecteur de leur confédération puissante. LL. MM.
s'élant levées de table ont passé dans la salle oii un «oncert était préparé. Les parties de chant étaient renq>lies i)ar les élèves-i)ensionnaires du Conservatoire impérial. Le Conservatoire formait l'onbestre.
Le bal s'est ensuite ouvert sous les yeux de LL. MM. IL et RR. Bientôt après, l'Empereur a parcouru les didanses s'étaient formées,
verses salles où les adressant la parole aux dames, et s'entretenant avec elles avec une extrême bonté. Le cri : Vive l'Empereur! annonçait constamment son passage d'une salle à l'autre.
Vers les onze heures LL. MM. se sont retirées au milieu des acclamations.
Vers minuit, le souper a été servi; plus de trois mille personnes y ont été assises. La décoration des salles était simple et élégante, le service d'une exactitude et d'un soin qui ne laissaient rien à dé-
PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE
sircr. Le bal a repris après le souper avec une nouvelle vivacilé, et s'csl continué jusqu'au jour. Des jeux publics, d'abondantes distributions, des danses, des illuminations, des feux d'arlillce avaient été disposés dans les <Iouzo arrondissements inuiiicipaux : partout l'allé^^resse la plus vive a éclaté, et le nom de l'Empereur s'est mêlé aux acclamations (jui s'élevaient sur les plares publicpies.dusein d'une foule joveuse et animée, comme ;\i'llùtel de Ville. où Paris, re[)résenté par ses principaux liabitants. avait le bonbf'ur do posséder son auguste souverain.
{Joitrual (le l Empire, 7 de( endu-e 180t).)
Le feu à Paris.
L ' 1 N \' E N T n » \ DE M . TU É C \{ \ M D .
IL y a dix nîis environ, le feu prit au rez-dechaussée dune maison, rue Saint-llonoré, prés l'éiilise Saint-Kocli.
Comme l'inrendie violent se communiqua d'aboid à l'escalier, plusieurs personnes qui se trouvaient aux dillerents étages périrent faute de secours qu'on ne pouvait leur porter du dehors, ('e malheur extraordinaire fit une grande impression. On ouvrit aussitôt un concours, et l'on proposa un prix pour l'invention d'une machine propre à porter, par Jes fenêtres, des secours aux étages supérieurs d'une maison, dont le rez-rlechaussée et les escaliers seraient embrasés. Je ne sais si le prix fut donné, mais aucun des movens présentés ne fut jugé suffisant. Le problème, tel que l'avait expliqué le programme, fut peut-être,
dés lors, regardé comme insoluble. On paraissait n'v plus songer, lorsqu'un nouvel inventeur, M. Trécliard, s'attachant à l'esprit plus qu'à la lettre de la proposition, conçut le plan d'un appareil qui appela de nouveau l'attention du magistrat chargé de veiller à la sûreté publi(iue. Au lieu dune machine portant en elle-même tous ses moyens d'action, et applicable sans le concours d'aucune précautiDn, M. Tréchard proposa de pourvoir chaque maison d'un appareil fort simple, très peu dispendieux et nullement embarrassant, qu'il
appelle point d'appui, et dont il se sert pour établir l'appareil de secours, en cas d'incendie.
(le petit appareil de précaution consiste en une poulie placée prés d'une fenêtre sur un des points les plus élevés de la maison (1). A l'une de ces extrémités, qui est armée d'un crochet, on passe l'anneau d'une échelle de corde: celle-ci rencontre,
C H E n O N, DE L A C .\ I) K M I E H O V .\ L E DE M C > I y U E .
Rùlc iX'Atjamcianon dans Ipliifjniie en Aulide.
.\ngu8lin-.\lhnnase Chéron nié m I7G0. mort en I^J'Ji dt-lmla en 1779. Il fut, nv.int le (Consulat, Tunique liasse <|ne Ion cùl entendue .sur l.i scène de I Op ra. Il se relira en 1802 et ne reparut qu'une seule fois en 1809.
en s'élevant au moven d'une poulie, un crampon de fer tellement disposé, qu'elle ne peut manquer de s'y accrocher. Pour empêcher tout abus, les extrémités du lil d'archal sont habituellement renfermées dans une boîte de fer, hors la portée des passants On peut voir cette première partie de l'appareil chez .M. Tréchard. à une maison au coin de la rue de la Monnaie et du quai de l'École, sur plusieurs points de la salle de l'Opéra, et à quelques
(1) Dans celle pruilie pas«e un fil d nrclinl donl les extrémités desrendent el sont loujourn ti\ées ai l>as de i.i maison.