‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 119 sur 455 · LES VOITURES EN · texte numérisé non relu

LES VOITURES EN

(D'après une série de gravures du Musée Carnavalet.)

autres édifices pulilics dépendant du ministère de rintéricur.

I/éohelle de corde une fois posée, un pompier monte à tel étage qu'il veut; il est bien rare <iu*il ne puisse passor facilement d'une pièce à l'autre; le plus souvent, il suffit d'un homme do sang-froid pour diri^'cr dans leur fuite, par des voies moins (liffiriles (pie la fenêtre, des femmes, des enfants, des vieillards éperdus (|ue la fraveur seule em[>ècliait de pourvoira leur propre silreté. Alors même que personne n'est en danf^er, ("est un avantage 1res ^^rand (pie la faculté d'introduire des travailleurs dans la partie supérieure d'un édifice incendié.

Piirle rnérnemojen (pii a servi à élever réclielle, le pompier tire à lui une forte poulie de cuivre, dont Ijimialure en fer est tellement disposée, «pion peut en un instant la fixer, soit au halcon, suit au mur d'appui de la fenêtre, telle (pie soit 1 épaisseur de l'un ou de l'autre. Cette poulie et sa corde sont assez fortes pour faire imuiter et redescendre un larjze panier en forme «le ^Muidole, e;ip(U)le de eon tenir plusieurs personnes, disjiosê le mieux possible pour faciliter le sauveta^^e tant •les Inmmies (pie des c1ios(îs. Comme il peut y avoir <|uel«piefois (bî l'inconvénient à le faire arriver au pied de la maison, on la muni d'une cordelle pour le tenir à volonté éloijjnè du mur: alors la descente s'opère par une dia^'onale. Knlin, cette gondole, dans Li(pielle les cordages, l'éclielle, les poulies, toutes les pièces de l'appareil se renferment, a sa place sur un petit cbariot à bras, dont la lariieur et la voie sont les mêmes (pie celles des ]K>mpes à incendies (pi'il est destiné à accompagner.

Joiirnal de l'Empire (1809).

Les voitures à Paris en 1809.

LA mode a lixé bnlement son choix sur les vidtures: on les a vues hautes, bosses, ijcnchées beaucoup en ariière. Le cocher fut placé sur un sièize carré et dans un fauteuil; les couleurs ont fiotté entre le citron, le violet et le j»ros bleu et se sont en (in arrêtées à la racine de buis pour la (aiss(î et le brun pour le train Les formes sont éléjJiantes, la caisse n'est ni trop élevée, ni trop basse, et le cocber est j)lacé à une hauteur respe<tneuse. On voit (juelques dormeuses élégantes, fond serin, plusieurs berlines fond cerise. Les principaux cabriolets ont toujours le fond gros brun ou noir, (piebpies-uns orange, et les bo<keis. les carriks et autres voitures de fantaisie, des fonds de couleurs légères...

Une voiture annonce au moins 30.000 francs de rente, et encore faut-il avec une pareille fortune user dune grande économie pour n'avoir pas de dettes avant la fin de l'année... Beaucou}) de personnes, pour se dérober aux folles dépenses (|ue nécessite une voiture, se servent d'une remise. On en trouve de fort élégantes, quand on les prenti à l'année, et pour 5.(X)0 livres environ on se procure les mêmes douceurs, sans s'imposer les mêmes embarras...

Quant aux fiacres, les chevaux, la voiture et

PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE

le corlior fiarfaitement en liarinoine ne forment aucune disparate. Les chevaux sont presque mourants: la voiture est ordinairement dure, le cocher toujours insolent, et le tout est le plus souvent d'une malpropreté repoussante... Indépendamment de la somme fixée, on donne ordinairement une lé^ih'c gratification que les rochers regardent comme un trihut qui leur est dû et qu'on ne peut leur refuser sans leur entendre vomir un torrent d'injures. Vainement la police use contre eux de la plus grande sévérité: l'état d'ivresse pres()ue perpétuelle dans IcMjuel ils vivent, leur fait ouhlier le lendemain la punition de la veille. Tn numéro

Le divorce de Napoléon.

Cixg années s'étaient écoulées depuis le sacre qui avait été le triomphe de l'Impératrice; il semhlait que ses droits au rang supérieur fussent désormais assurés contre tout événement, et cependant rEmi)ereur était plus que jamais ébranlé par l'évidence des avantages que pourrait lui présenter un mariage contracté avec une des principales familles régnantes de l'Europe. Toutes les alliances politiques quil avait jusque-là nouées s'étaient rompues avec une ctl'ra\ ante facilité. En serait-il de même de celle qui se fortifierait par un

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