‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 120 sur 455 · I. A SCÈNE D l DIVORCE · texte numérisé non relu

I. A SCÈNE D l DIVORCE

D'après Chassolat, gravé par Bosselman. — (Musée Carnavalet.) Lo peintre a rejiroduil exaclonicnl la scène telle qu'elle est racontée par de Beausset.

placé devant et derrière leurs voitures sert à signaler ceux dont on a à se plaindre.

Depuis quelques années, les fiacres ont dans les cabriolets de place des rivaux redoutables. Ces cabriolets, (\ue l'on distingue de ceux des particuliers par des numéros beaucoup plus grands qu'ont ceux-là, sont ordinairement plus propres que les fiacres, le cheval en est meilleur et les cochers plus honnêtes. Jaloux les uns des autres, les cochers de fiacres et de cabritdets, quand ils peuvent se nuire, n'en laissent pas échapper l'occasion. Les premiers lAchent d'accrocher les seconds qui sont moins forts et plus généreux et se vengent en les devançant. Des gens pressés, et ils sont nombreux à Paris, applaudissent à cet esprit de rivalité et cherchent à l'entretenir. IMekke JorHAl'D.

Paria dam le \i\' siècle (1809),

lien de famille?La Uussie par exemple, qui l'avait aidé si faiblement dans sa dernière lutte, ne lui aurait-elle pas été bien autrement secourable s'il avait été l'époux d'une grande-duchesse ?Lors<|u'il achevait d'enlever à la maison de Bourbon tous les États qu'elle gouvernait, n'était-il pas nécessaire qu'il rassurât les autres dynasties, en montrant le prix qu'il attachait à unir leurs antiques droits avec ceux qu'il tenait de la fortune et de la victoire ? Tous les ministres, tous les grands dignitaires partageaient cette opinion. M. Fouché prit même sur lui une démarche auprès de Joséphine et essaya de lui persuader d'aller au-devant de ce qu'on désirait d'elle. N'ayant pas réussi, il fut nécessairement désavoué, mais c'était un premier pas de fait. « Le divorce de l'Empereur, dit au commencement de 1800 Stanislas de Oirardin {Journal et Souvenirs), est une chose regardée

PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE

comme certaine, tout le monde en parle. l'Impératrice elle-même en a parlé à sa marchande de fleurs, à ses médecins, à plusieurs autres » Le 30 novembre. Napoléon annonce à Joséphine que les actes seront sipnés le 15 décembre suivant.

« C'était après dîner, raconte M de Bcausset; le café fut présenté, et Napoléon prit lui-même sa tasse, que tenait le page de service, en faisant siirne qu'il voulait être seul... Tout à coup, j'entends partir du salon de l'Empereur des cris violents poussés par l'Impératrice Joséphine. . Ihuissier «le la

vai <lans mes bras, et lui-même, prenant un flambeau sur la table, m'éclaira et ouvrit la porte du salon. Parvenu à la première marche de l'escalier, j'observai à Napoléon qu'il était trop étroit pour qu'il me fiU possible de descendre sans danger de lomber... Avant appelé le garçon du portefeuille, il lui remit le flambeau... et Napoléon prit luimême les deux jambes de Joséphine pour m'aider à descendre avec plus de ménageînent . . lorsqu'elle sentit les efl'orts que je faisais pour nrempècher de tomber. l'Impératrice me dit Unil bas : — Vous

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