NAPOLÉON ACCUEILLANT LE ROI DE ROME AU MOMENT DE SA NAISSANCE
D'après une gravure populaire de l'époque. — (Musée Carnavalet.)
riante a cet enfant. Ici Ton ouvrait, sur remplacement du jardin de l'abbayeSaint-Germain des-Prés,la rue Bonaparte; là, on commençait lestravauxde TEntrepùt.donton posait la première pierre le jour môme de la fête de l'Empereur; ailleurs, on achevait l'un des principaux marchés du Temple, dont Tarchitecte Molinos avait donné les dessins: on travaillait activement aux Abattoirs, à la (lour des comptes, au marché Saint-iMartin. au marché des Carmes, au marché Saint-Germain, à la reconstruction de la prison Saint-Lazare, au quai Saint-Michel, au nouvel hcMel du ministère des Finances, à celui des Postes, et, pour assurer la sécurité de tous ces édifices, un décret du 18 septembre remaniait complèle-
dans leurs créations. Les cafés ne chôment à aucun moment de consommateurs. Riche et Hardi se font concurrence et peu à peu Tortoni les supplante. Les élégantes se réunissent vers deux heures chez les pâtissiers Félix, Rouget, Carême. Les provinciaux qui visitent la capitale dînent chez Véry; les promeneurs vont, l'été, jusqu'à Bagatelle. Beaucoup passent la soirée à l^'rascati et à Tivoli, à moins de préférer les exercices funambulesques de Mme Saqui. Otiand arrive la saison d'hiver, on organise entre bourgeois un bal qui serait insignifiant si l'on n'y dansait la « monaco » et la « gigue » . Hommes et femmes s'ingénient à s'habiller d'une manière théâtrale. Les plus jolies mondaines portent la coiffure en casque,