‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 144 sur 455 · VISITE DE NAPOLÉON AUX ÉLÈVES DE SAINT-DENIS · texte numérisé non relu

VISITE DE NAPOLÉON AUX ÉLÈVES DE SAINT-DENIS

(Collection du prince Roland Bonaparte.)

aide des cérémonies. Les honneurs de l'enfant étaient le cierge, le chrémeau, la salière; les honneurs des parrain et marraine, le bassin, l'aiguière, la serviette. Le grand officier chargé de porter la queue du manteau du roi de Rome est allé recevoir ce manteau près de la table où il était déposé.

En arrivant à la croisée de l'église, toutes les personnes qui précédaient Leurs Majestés se sont rangées à droite et à gauche. Leurs Majestés sont allées à leur prie-Dieu.

Les ministres et les grands officiers de l'empire et les dames portant les honneurs, lorsque Leurs Majestés furent arrivées à leur prie-Dieu, ont occupé les places qui leur étaient destinées, les ministres à droite et les grands officiers k gauche.

A droite et à gauche de Leurs Majestés, les princes et princesses, placés selon leur ordre de famille, et de la manière suivante : à droite de l'Empereur, le roi de Rome, porté par la gouvernante; derrière la gouvernante, les deux sousgouTemantes et la nourrice ; à la droite du roi de Rome, le parrain (Son Alt. Imp. le grand-duc de Wurtzbourg) ; immédiatement après lui, la marraine (Son Alt. Imp. Madame, mère de l'Empereur); à la droite de la marraine, le prince Jo» seph-Napoléon, roi d'Espagne; le prince Jérôme- Napoléon, roi de Westphalie; le prince Borghèse,

duc de Guastalla; le prince Eugène, vice-roi d'Italie, grand-duc héréditaire de Francfort; le duc de Parme, prince archichancelier de l'empire; les dames portant les honneurs des parrain et marraine.

A la gauche de l'Empereur, l'Impératrice; la princesse Julie, reine d'Espagne; la reine Hortense, la princesse Pauline, duchesse de Guastala; le prince de Neuchâtel et de Wagram, vice-connétable; le prince de Bénévent, vice-grand électeur; les dames portant les honneurs de l'enfant; les ministres, en avant et à la droite de l'Empereur; et en arrière des princes, les grands officiers de l'empire et le grand-aigle de la Légion, vis-à-vis des ministres et en arrière des princesses.

Tout le cortège étant ainsi placé, le cardinal grand aumônier a fait la cérémonie du baptême, ainsi qu'elle est détaillée dans le rituel.

Après le baptême. Sa Majesté l'Empereur a pris son auguste fils entre ses bras et l'a élevé pour le montrer aux assistants. Aussitôt l'enthousiasme, qui jusqu'alors avait été contenu par la sainteté de la cérémonie et la majesté du lieu, a éclaté de toutes parts. Vive le roi de Rome t Toutes les voix ont fait entendre à l'envi et ont longtemps répété ce cri d'amour et de bénédiction. L'orchestre a exécuté ensuite le Vivat^ pendant lequel le roi de- Rome, porté par Mme la gouvernante et accompagné de son cortège, est sorti par la sacristie pour

PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE

aller à rarchevêché, d'où il est retourné aux Tuileries.

A la fin du Firot, Son Km. M. le grand aumônier s'est rendu au pied de l'autel et a entonné le Te Deum, qui a été exécuté par l'orchestre. Après le Te Deum, on a chanté le Domine salcum, et Son Em. a donné la bénédiction épiscopale. L'Empereur et l'Impératrice se sont mis à genoux sttr leurs prie-Dieu. Pendant la prière de Leurs Majestés les personnages qui formaient le cortège ont pris leur rang dans le chœur et dans la nef. les princesses marchant en avant du dais de l'Impératrice, afin de pouvoir prendre leurs voitures avant Leurs Majestés.

Son Em le cardinal grand aumônier, précédé de son clergé, s'est rendu auprès de l'Empereur et de l'Impératrice. Leurs Majestés, rentrées sous leurs dais, ont été reconduites par Son Em. jusqu'à la porte de l'église. L'empereur et l'Impératrice sont remontés dans leur voiture et se sont rendus à HJôteMe-Ville.Des salves d'artillerie ont annoncé le départ de Leurs Majestés de Notre- Dame.

Il nous serait impossible de décrire en détail la richesse et l'élégance des illuminations : ou ne peut leur comparer que celles du mariage : les Tuileries, la place de la Concorde, le Garde- Meuble, le palais du Corps législatif, la grande avenue des Champs-Eljsées, tout cet ensemble produisait un effet admirable.

Le temps le plus serein a constamment favorisé cette belle journée.

(Jouimal de l'Empire, 1811.)

Fête en Thonneur du Roi de Rome

donnée & Saint-Cloud

le 23 juin 1811.

TOUTE la journée un public nombreux s'est promené dans la partie du parc qui lui avait été réservée, et a été témoin de tous les jeux qu'on y avait réunis.

A quatre heures, les distributions de comestibles ont eu lieu et le vin a jailli de plusieurs fontaines.

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