‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 172 sur 455 · DUGAZON · texte numérisé non relu

DUGAZON

Rôle de Ber>adille dans la Femme juge et partie.

soutenir pendant la dernière disette, une grande partie de leurs ressources.

Le compte que je rendis plus particulièrement de la misère qui commençait à se faire sentir dans le faubourg Saint-Antoine, où se trouvaient les principaux ateliers d'ébénisterie, motiva Tordre donné à l'intendant de la liste civile de commander dans ces ateliers une grande quantité de meubles.

On les destinait h ramcublement du Louvre et des différents palais. Les administrateurs rovaux ont été, au moment de la Restauration, fort hou-

Création de la gendarmerie de Paris.

APRÈS avoir pris les mesures nécessaires pour assurer du travail aux ouvriers, l'Empereur voulut organiser un service dont la conspiration do Malet lui avait fait sentir l'indispensable nécessité. Tant (fue l'administration de la ville de Paris n'aurait pas à sa disposition, sous son commandement immédiat, une force armée capable de se faire respecter, rien ne jjouvait la mettre à

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LA MORT m: JACOB.

IMx de Rome. Premier grand prix de peinture de 1813. — Tableau de Forestier (Kcole des Beaux-Arts).

reux de les trouver dans les magasins de la couronne.

Je procurai au faubourg Saint-Marceau un autre genre de soulagement. Je savais que le Sénat tenait enfermé dans sa caisse un fonds de réserve considérable: je demandai qu'il fût employé à l'exécution des remblais et des travaux de terrassement que nécessitait l'achèvement de l'allée qui devait conduire du jardin du Luxembourg à rObservatoire.

Ces travaux donnèrent de l'ouvrage aux plus pauvres ouvriers du faubourg, et on leur doit la belle avenue qui existe aujourd'hui et qui est l'un des plus notables embellissements du magnifique palais de la Chambre des pairs.

(Mémoirei du chancelier Pasquier.)

l'abri d'un coup de main. Déj^i on plus d'une occasion j'avais fait sentir l'utilité de cette organisation, dans une foule de circonstances, surtout quand le peuple se trouve réuni en grande masse. Il faut, pour exercer la police et maintenir l'ordre, une dose de patience que l'habitude seule peut donner, que n'ont pas les soldats de l'armée active. Ils apportent, dans ces délicates fonctions, une rudesse qui produit toujours un très mauvais effet, et peut occasionner des scènes très fâcheuses. C'est ainsi que, dans les fêtes publiques, sur les halles et marchés, comme à la sortie des spectacles, on avait eu plus d'une fois à déplorer des accidents et des actes de violence qui compromettaient l'autorité et la rendaient impopulaire.

L'Empereur fut frappé de cette vérité, et, dès le mois de janvier, il ordonna à ses ministres de

PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE

s'occuper de la formation d'un corps spécialement consacré au maintien du bon ordre dans la ville de Paris, et qui serait placé sous les ordres immédiats de l'administration. Je fis sur ce sujet plusieurs mémoires, dans lesquels, m'attachant à rechercher et à faire connaître tous les détails de l'organisation de l'ancien guet, je démontrai qu'on n'avait rien de mieux à faire que de se rapprocher de cette organisation, et que surtout il était

police; mais, après le plus mûr examen des faits, j'ai été forcé de convenir qu'on n'avait pas le droit d'imputer quoi que ce fût à un magistrat tellement désarmé qu'en rentrant dans son hôtel il avait failli être assassiné par des soldats qui faisaient cependant partie d'un régiment qu'on appelait le 1" régiment de la ville de Paris. »

Ce fut à la suite de cette discussion que parut, le 10 avril, le décret qui a établi la gendarmerie

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