‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 21 sur 455 · LUCIEN BONAPARTE · texte numérisé non relu

LUCIEN BONAPARTE

D'après un portrait du temps. — (Collection du prince Rolaud Bonaparte.)

parc. Trois cent cinquante femmes avaient été invitées, et tontes se trouvaient placées dans cette belle galerie oii Lucien nous avait donné de si jolis bals l'année f»rérédente. Le premier consul était ravi, et quoique je l'aie vu si rarement sensible à ces sortes de choses, il en témoigna son contentement non seulement le jour de la fêle, mais encore longtemps après. Il parlnit de ces chants invisibles, de cette harmonie ravissante qui se faisaient entendre d'une manière magi<pie dans le jardin du ministère de l'intérieur. Ll. en effet, j'ai vu [khi de fêtes sous l'Empire, où certes elles étaient aussi belles que fréquentes, ipii aient

crois, avec Ilortcnse de Heauharnais. H faisait des sauts et des bonds qui n'étaient pas du tout dans la dignité rovale, à qui de telles cabrioles ne sont pas ordinaires. Je me rappellerai toujours une particularité «le c«»tte contredanse, c'est qu'au milieu de ces entrechats le Roi fit voler en l'air un objet assez lourd qui vint retomber sur ma tête et s'accrocher dans mes cheveux, (l'était une de ses boueles de souliers. En vovant le chemin qu'elle avait pris. Sa Majesté trouva la chose si réjouissante ((u'elle en riait à perdre la respiration Mais nous rimes bien davantage lorsque, avant voulu vériller comment, de son pied rojal,

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