‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 217 sur 455 · LA DISCUSSION POLITIQUE · texte numérisé non relu

LA DISCUSSION POLITIQUE

Caricaiure de 1815. — (Musée Carnavalet.)

Chapeau à l'anglaise. Redingote de velours.

(D'après le Costume parisien de 1815.)

nelle, d'imputations flétrissantes, et ce n'était pas là le cas de prendre des mitaines. — A la bonne heure, fit Napoléon; au surplus, j'y songerai »

Je pris congé de l'Empereur, et, en nie retirant, je traversai lentement les salons pour me <lonner le loisir d'examiner un peu les nouvelles figures ; j'en remarquai hon nombre qui, la veille encore, et surtout depuis... Mais je tais ces noms; les publier serait causer un scandale inutile.

GaITDIN, nue DE Gaete.

(Mémoires et souvenirs.)

La nouvelle de la défaite de Waterloo.

PARIS avait appris, par cent coups de canons et par des dépêches télégraphiques, la victoire de Fleurus. décidée le 16, au village de Ligny; on attendait les détails, et cependant les heures s'écoulaient, et les détails n'arrivaient pas. Le 20, dans la soirée, les nouvelles les plus sinistres se répandirent dans les lieux publics; on exagérait les désastres, dont la joie féroce de quelques personnes faisait craindre la réalité. Ces bruits s'accréditèrent dans la journée du 21 ; bientôt on sut que l'armée était désorganisée,

et que l'empereur était de retour dans la capitale.

La Chambre des représentants, avant pris avec ses commettants l'engagement de s'occuper <le la Constitution, avait décidé la veille de nommer un comité jjour en réunir et en discuter les articles. Cette commission, composée d'un membre par département, devait s'organiser de bonne heure au palais du Corps h'gislatif : tous les députés s'y portèrent par un mouvement spontané, pour savoir positivement si ce que l'on regardait comme impossible était cependant réel. L'inquiétude se peiirnait sur tous les visages.

A peine la lecture du i»rocès-verbal fut-elle terminée, que M. le général Lafayette pritla parole en ces termes : « Représentants, c'est aujourd'hui pour la première fuis depuis vingt-cinq ans qu'il s'élève à celle Iribunc une voix que reconnaissent les vieu.K amis de la liberté; j'y suis déterminé par le besoin que j'ai de vous parler des dangers de la patrie. La conlirmation de filcheuses nouvelles nous fait un devoir de nous ralli«u* autour* du drapeau tricolore; c'est cet étendard de la liberté, de l'égalité, et du bon ordre qu'il faut dèlendre contre les ennemis extérieurs et intérieurs. Permettez à un vétéran de la cause sacrée de la patrie, de vous soumettre une i>roposition <iueles circonstances rendent urgentes; je demande

Chapeau de velours épingle. Witz-choura garni de petit gris.

(D*après le Costume parisien de 1815.)

PARIS SOUS LA RESTAURATION

que la Chambre déclare que rincJépendanrc de If nation esl menacée, et que l'assemblée se conslitue en permanence ; toute tentative pour dissoudre la représentation nationale est un crime de haute trahison : tout coupable de ce crime sera jugé sur-le-cliami>.

6 L'armée de lii:ne rt la garde nationale qui ont combattu et combattent encore pour notre indépendance, notre liberté et noire territoire, ont bien mérité de la i)atrie Le ministre de l'intérieur c<t invité à réunir l'élat-mn- Jorde la ir.irde nation.ile parisienne, aiin d'armer et de rompléter c<lte garde citovenne. doni le

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