L\ HANSE AU DOIS I» K VINCENNKS
D'après le Suprême Bon Ton.
bibliothèque iialionalo. — (Cabinet des estainjies.
Projet de loi
POKTANT DÉFENSE OAPPUENDUE A LIIIE AUX FEMMES
Ce paradoxe, que les critiques de l'èpoquo appellent « impertinent ■, eut en 1801 un succès énorme dans le monde parisien. Deux femmes de lettres, M™«* CJacon-Dufour et Clément, y répondirent avec plus de passion que de talent. Sylvain Marèclial (1750-1803), publia dès 1775 une série d'écrits, dont le plus remarqué fut VAlmanaeh des honnêtes ijens^ que le Parlement condamna au feu et qui valut à l'auteur quatre mois de prison à Saint-Lazaie.
CONSIDÉRANT quc l'amour honnête, le chaste hymen, la tendresse maternelle, la piété filiale, la reconnaissance des bienfaits, etc., sont antérieurs à l'invention de l'alphabet et de l'écriture et à l'étude des langues, ont subsisté et peuvent encore subsister sans elle; Que l'intention de la bonne et sage nature a été que les femmes, exclusivement occupées des soins domestiques, s'honoreraient de tenir dans leurs mains, non pas
un livre ou une plume, mais bien une quenouille ou un fuseau ;
Combien une femme qui ne sait pas lire est réservée dans ses propos. pu<libonde dans ses manières, parcimonieuse en paroles, timide et modeste chez elle, égale et indulgente ..; Combien, au contraire, r»qie (pii sait lire et écrire a de penchants à la médisance, à l'amour-propre, au dédain de ceux et de toutes celles qui en savent un peu moins;
Que la nature elle-même, en pourvoyant les femmes d'une prodigieuse aptitude à parler, semble avoir voulu leur épargner le soin d'apprendre à lire, à écrire ; K^wit le joli babil des femmes dédommagera avec usure de l'absence de leur style ; (Jue les femmes qui se targuent de savoir lire et de bien écrire ne sont pas celles qui savent aimer le mieux ; (Jue si Catherine de Mèdicis n'avait point su lire, il n'y aurait point eu en France de journée de la Saint-Barthélemi ; Combien la seule conjugaison du verbe amo, j'aiwe, a occasionné de chutes;
(jue pour l'ordinaire, une femme perd de ses grâces et même de ses mœurs, à mesure qu'elle gagne en savoir et en talents; Pour peu (pi'elle satdie lire et écrire, une femnn' se croit émancipée et hors de la tutelle où la nature et la société l'ont mise pour son propre intérêt;
(ju'il y a scandale et discorde dans un ménage, (piand une femme en sait autant ou plus que son mari ;
Que depuis qu'on rencontre dans toutes les professions des femmes qui savent lire, la nourrice fait jeihicr son nourrisson, la } marehande néglige son comptoir,
et la cuisinière son service, l'ouvrière commence [dus tard et finit [dus tôt sa journée, la coiffeuse distraite brûle la blonde chevelure de sa dame, la garde-malade et l'épiciéredroguiste tuent leurs malades par des qui pro quo, et la jeune tille, devenue raisonneuse, dit que sa maman radote, et traite son papa de bonhomme; D'ailleurs, qu'empêcher les femmes d'apprendre il lire, c'est un grand pas de fait pour arrêter la multiplication des livres et pour opérer une salutaire réforme dans la littérature tombée en quenouille; En conséquence : 1" La raison veut que les femmes (filles mariées ou veuves) ne mettent jamais le nez dans un livre, jamais la main à la [dume; "î" l^a raison veut qu'on laisse : A l'hoiimie, — ré[)ée et la plume.
A la femme, — l'aiguille et le fuseau. A l'homme, — la massue d'iicrcule.
A la femme, — la quenouille d'Omphale.
A l'homme, — les productions du génie.
A la femme, — les sentiments du cœur.
3" La raison veut que chaque sexe soit à sa place et s'y tienne.
Sylvain Maréchal.
Janvier (Nivose-Ploviose an IX).
3 (13 nivôse), — Au Théàtre-Franyais Mole lit des vers ea l'honneur du premier consul. — Arrestation de Destrem au tliéàlre Montansier.
4 {i4 niv.). — Arrêté des consuls réunissant rétablissement des aTougles travailleurs à celui.des Quinze- Vingts. — Arrêté des consuls déportant 130 individus parmi lesquels Thirion et i'ex-générai Rossignol.
7 {17 niv.). — Une députalion d'aveugles de la maison des Ouinxe-Vingt et une dépulation des sourds-nmets ■ont présentées au premier consul : « Qu'il est cruel, (Ut an des délégués, d'être auprès d'un grand homme tans pouvoir en contempler les traits ! Ah ! daignez consoler les aveugles en leur faisant entendre votre voix ! >
0 H9 niv.). — Ceracohi, Arena, Demerville Tépino-Lebrun, conspirateur», condamnés à mort.
13 {i3 niv.). — Concert du Conservatoire : audition de Kalkbrenner, sonate de flûte par Tulou. ouverture de la Fraseatane de Paësiello.
21 (i" pluviôte),— Chaptal est nommé ministre de l'intérieur h la place de Lucien Bonaparte envoyé comme ambassadeur en Espagne.
2Bi8pluv.). — Saint-Règent, conspirateur, est arrêté rue du Four Saint-Honorê.
20 {9 plnv.). — Bal mas<iué du carnaval à l'Opéra.
31 (ît pluv.), — Exécution de Ceracchi, Demenrille» Arena et Topino-Lebrun.
Février (Pluviôse- Ventôse an IX).
1 {12 pluviôse). — On arrête dans la nuit un voleur qui cherchait h pénétrer dans les magasins des Tuileries (sous la galerie du Muséum). I<c bruit se répand qu'on a essayé de faire sauter les Tuileries.
7 (18 pluv.). — Bonaparte autorise la création d'un hôpital spécial pour les vaccinations et les éludes relatives à cette méthode préventive.
a (20 pluv.). — Paix de LunéviUe.
Decandolle, secrétaire du comité central des Soupes économiques, écrit aux journaux qu'il y a actuellement 6 foaroeaux en activité distribuant 300 soupes par jour.
Dans la cour du chef-lieu des Pompiers, expérience en présence du préfet de police, de la machine d'Audihert pour porter secours aux maisons incendiées.
IB {26 pluv.). — Bonaparte présente & l'Institut deux papyrus trouvés à Thébes.
17 {28 pluv.). — Fête chea Talleyrand, ministre des relations extérieures.
18 {29 pluv.). — Le préfet de police ordonne la fer- ■leiure, à dater du 20 février, de tous les hureaux de remplacement de conscrits ou réquisitionnaires.
FkOCHOT
h^ préfet de la Seine (176i-i9juilletl8J8.)
LUUID DB bOORBON
Roid'Élrurie(1773-i8u3.)
(Ventose-Gbrminal an IX).
4 {18 venUsé). — Arrêté des consuls portant ouvernre «anaelie à Paris d'une exposition des produits de indottrie française.
6 {iS VMtdse). — Arrivée de la légation russe.
21 {90 vent.). — Fêta donnée au minislére de la gnerre, pour célébrer la conclusion de la paix.
Qdture de la seasion législative.
2B {4 germinal). — Te Denm h l'oocasion de la paix daaa le* principales églises.
Avril (Germinal-Floréal an IX).
1 {li terminât). — Promenade de Longohamp.
6 {16 germ.). — Saint-Bégent et Carbon sont oondamnés éi mort.
12 {22 germ.). — Un coarrier apporte à l'ambaiiadeur do Rossie, à Paris, M. de Kalitscbew, U nou- Telle do la mort de l'empereur Paul l*^ (25 mars) .
Le théâtre Fasrdean ferme ses portes.
21 {!•' (Iwéal). — Exécution de Saint-Régent •t do Carbon.
24 {4 /Ter.). — Arrestation à Passy du boucher Robert Labbé aecosé d'avoir assassiné, pour le voler, daat U nuit du 3 avril, le restaorateor Orsin.
■al (FLOlÉAL-PaAIlIAL AN IX).
1 {il flêritt). — Création per les msisageries rue ém Boaloi (étaMiietmsnt ci-devant Saint-Simon) d*an
Service deBerlines Paris-Bruxelles en 45 heures.
7 H7fior.). — Visite de M. de Kalitscbew, ambassadeur de Russie, à l'hùtel des .Monnaies. On frappe devant lui une médaille avec cette inscription : « Alexandre !•' : empereur de Russie > et de l'autre cùté : < Paix et amitié entre la France et la Russie. »
A l'assy, anniversaire de la mort de Piccini. Inauguration de l'inscription grav«>e sur son tombeau.
13 (23 flor.). — Arrêté des consuls décidant que rinstitut prendra place parmi les grands corps de ri-ilat et aura un costume particulier.
\^ [24 flor.). — Visite de Bonaparte au collège Baint-Cyr.
IQ {21* flor.). — Pose de la première pierre de la nouvelle salle du Tribunat.
25 (5 prairial). — Arrivée à Paris du roi et de la reine d'Étrurie sous le nom de comte et comtesse de Livourne.
29 {9 prair.). — Le comte de Livourne assiste & (Kdipe au Thëàtre-Français.
Juin (Prairial-Messidor an IX).
7 (18 prair.). — Fête donnée à Tivoli au comte de Livourne. Dès la veille plus de 4,000 billets retenus.
8 {19 prair.). — Fête donnée à Neuilly au comte de Livourne par le miniiitre des relations extérieures.
10 {21 /-rair.). — Visite du comte de Livourne à l'hôtel des Monnaies.
11 i22 prair.). — Visite du comte de Livourne an Conservatoire de musique.
16 (:^7 protr.). — Ascension de Oarnerinf du hameau de (ienlilly à Villeneuve ïi^aint-deorges avec une jeune damo « qui avait déjà fait avec lui trois ou quatre voyages et montrait autant de sang-froid qu'un grenadier qui monte à l'assaut pour la troisième fois ».
29 iiO messidor). — Ouverture d'un concile national à Paris. Départ du comte et de la comtes&e de Livourne.
Juillet (MESSlbOR-THERMIbOR AN IX).
6 (/7 mcs.^idor). Organisation du corps des pompiers de Paris (:î73 hommes : 3 compagnies).
14 (25 mess.). — Célébration de l'anniversaire du 14 juUlet.
15 (^6' mess.). — Concordat entre le Pape Pie Vil et le );ouverncm<>nt français.
29 {10 (Afrwt'(/or). — Ordonnance du préfet de police
portant que la Bourse se tiendra tous les jours (sauf les
jour:} de repos indiqués par la loi) de i à 3 pour les ventes
(2i*âv'rT766^lTiuiîi.'l8V6) ^^ achats, de 3 à 4 p<iur les opérations de banque et les
négociations des lettres de change et d'effets publics.
MAHIE-LUUI»B
Reine d'Ktruric.
M«« bB 8TAI-X
(Anne-lx>uise Necker)
Août (Thermidor-Fructidor an IX).
16 {28 thermidor). — Qôtare da Concile national.
Septembre (Fructidor an IX- Vendémiaire an X).
3 (16 fructidor). — Ouverture du Salon de l'an IX
&{18 fruct.). — La police fait enlever dans la nuit le
poteau placé par la Commune de Paris sur le quai da
Louvre, avec cette inscription : « C'est de cette fenêtre
ALEXAKDRK WIOKC51AIIT ^^^ l'infAme Charles IX, d'exécrable mémoire, Urail sur
Directeur de la fabrique i^ peuple avec une carabine. »
S* ^irlLÎ V * *0 («^ ^'■««'- •• - Suicide de limprimear Glguet.
7 octoDn 1M7.) ^g ^^„ .^^^ complèmentûire). — Exposition da
l'industrie nationale dans la grande cour do Louvre.
22 {5* jour complémentaire). — Viaite dea consuls à Texposition de l'industrie.
23 (/*■' vendémiaire, !•' jour de Van X). — Célébra* tion de l'anniveraaire de la tondation de la Rèpublitiue.
2^ {8 vend.). — Rapport du jury sur les réoompenMi accordées aux exposants de 1801.
27 (5 vend.). — Barbé-Marbois est nommé minitire du Tréaor public.
Ric-M. AODiKOT tletobre (YBMD^iUAiMi-BauiiAiES an X).
Actoar et suteur drania- BMliqiM (8 juin 1732- 4 {12 vendémiaire). - Le général Dolgorooki rsmet 21 mai 1801.) à Glarica de la pari d'Alexandre 1« wa tsbre enrieiil
GHATIT DK DOLOMIKU
GéologM (f4 Jidii 1750- 26 novembre 1801).
ALKXA.XDfilL VOLTA
de dumânlt éTaloé à 50,000 fraoct, poar les arrangemeats prit par loi reUtivenent au rentoi des priaon- Bieramasea.
ArriTée du courrier annonçaut la aigioature à Londrea dea prèlimliiaires de la paix entre la France et l'Angleterre. A la Bourae de Paria» celte nouvelle lait monter le tiera conaolidé de 48 à 53 francs.
B (iS vtnd.). — Arrivée du cardinal Gaprara à Paris.
6 {14 Vend.). — Lea consula le rendent au Louvre pour y voir le portrait de Deealx par Regnand.
7 (âS vend.). — Séance publique de l'Institut : le grand prix de peinture est accordé & Ingres.
10 {t8 vend.), — Concert donné par Ifme Orassinl (la recelte dépasse 13,000 francs).
12 (^ vewd,). — Les églises ouvertes aux Théophilanthropes pour leur culte leur sont enlevées.
18 iiS vend.). — Expérience des Thermolampes de Lebon. (Le vent renii>éche de réussir.)
Novembre (Brumaire-Frimaire an X).
3 m brumaire). — Nomination par les consuls de quatre préfets du palais.
7 (ÎO brum.). — A la i*^* classe de l'Institut, lecture par Volta d'un mémoire sur le Galvanisme, en présence de Bonaparte qui lui fait voler une médaille d'or. ^.^.^^^ physicien (1 9 fév.
9 (IS brum.). — Célébration de 1 anniversaire du 1745^5 ly^n jgVy, 18 brumaire et Fêtes de la Paix. Bonaparte porte **"** ' ''
une épée dont la poignée est enrichie de diamants, parmi leaquela le R^gt-nt.
22 {f frimaire). — Ouverture de la session du corps législatif.
Héeenabre (Frimaire-Nivose an X).
0 {£8 frimaire). — La Seine monte à 7 mètres an Pont National et envahit le quai des Orands-Augustius.
16 {25 frim.). — Ouverture du cours de langues orientales vivantes établi prés de la Bibliothèque ttstionale (persan : Langlés ; arabe : Sylvestre de Sacy ; turc : Jaubert; grec moderne : d'Anse de Villolson).
30 ( tO nivôse). — Au ThéAtre des ArU, distribution des prix du Conservatoire de musique H" prix d'harmonie : Kalkbrenner ; de flûte : Jean-lx>uis Tulou ; de violon : Auguste Kreutzer).
HomuneBUi et fondations.
Achèvement de la grande salle du Tribunat (au Palais>Royal). Sur la place Dauphine, conslruclion, par Percier et Fontaine (1801-1803), de la Fontaine Desaix, élevée par souscription. La démolition d'une partie de la rue Saint-Mcaise et de plusieurs hôtels donne une forme plus régulière à la Place du Carrousel et dégage les Tuileries.
Ouverture, rue de Clinillot, dans l'édlflce Sainte* Pèrine et la maisr* «n face, d'une maison de retraite Violoniste (16 nov. 1760- « aasurée à l'infortunt et au malheur •.- 6 juin 183i).
PopnkUlon de Pari» en I8#l.
Premier reœneement offiolel en octobre «47,416 hafaitanta, tur leaquela 116,616 indigenU.
Mm vie die la me*
Panorama da Jardin des Capucines (vue de Toek»). — Fantasmagorie de Bobertaon, ooor dea ci-devant Gapuciaea. Gatoptrique phyaioo-magique ou Fastainagorie perlsctionnée par le dto yen R. Charles. Apparition de apeetrea, géniea, ventriloques, hommes et femmes isviaiblea, bustea parlanU, etc. Palaia du a»«>»*-«'ac<»»» CAnKani.i Tribnsat, a* 117, galerie des Boaa-EnfanU. — Le Ten- Aéronaote (1769.1823). trlloqoe Flta-James. — Lea Sauteurs du théâtre Loavoia. — Spectacle dea dloyena Olivier et Demmenle, hôtel dea cinlevant Fennea, Meaaageriea Saint- SiBMMi,raede6reBelleSainl^HonoréeCdai)oulol: Gocra de physique et de cartes, piècea méeaniquea et entre entrée la Maiton kolUaidaiie, d'où aort nn sntomate qui wfti toulea les liqnenra qu'on lui demande. — L'Automate de Pelletier jooe 16 airs de auile anr le galoubet. — Ouverture soua la dirsctioe de Veiloal fila, du Bamean de Gbantllly, d-devant Élysée-Bourfoon.
Eipoailioa ao Lonvre dea Mooes de CSsna de Téronèse, dea Batailles d'Alexandre, de Lebrun, el de quelquea tableaux de Rubens. — EzpoiitioB dans Tsaden Garde-Meeble dea Porta de Pranoe de Joaspb Vemet. — I^ebreton, membre du Tribanat el eecrilaire de la daaae dea Beau-Arts à l'inatitot, l'Amour et Ptgdû de Gérard. — Vente de la tlon Tolosan, eapoeée rue Viviense, a* 45 (lOO tableaux environ qui lealèrent preaqne toua es Fkaace el produlairent 320,000 fraaca).
Prix de Rome : Peinture, J.-A.-D. Ingraa. Sewij^ ture^ Karln.
Portrait de Bonaparte par Itakey (gravé par A. Tmr^ dieu). — Portrait de Mme Bonaparte par Gérard,
Kreutser, premier violon à l'Opéra, eat envoyé sa Italie par le gouvernement pour recfaerdier et sefaslv les plus belles partitiona sorties du Gonaervatoire is Naples. Les musiciens de TOpéra offrent une médaille d'or A Haydn.
La vie UMéralre.
Cbateaubriand : Atala. — Z<egonvè : Le MérUê de4 Femmes,
lies Seleneee.
Description eomplite doi
r.-W. KALKBRKMKKR
Compositeur (1788-10 juin 1849).
Ouyton de Morveau
procédés de désinfection.
Commerce et ladoeirle.
Conseil des arts et du ooouneroe formé à Is piéfecture de la Sdnc. — Fondatioa de la Soolètè d'enoouragement pour l'industrie natlmifle. — Réorganisation de la fabrique de Sèvres, avec Brongnlart comme directeur. — Beiùaniin Ddeaasrt fonde à Passy la première filature de ooton. — Brevet d'invention accordé & Seguin pour sa fabrloation du papier avec de la paille et autrea matières végétalea. — Jaoquard fait recevoir à l'expoeîtion de l'industrie le modèle de son métier à t
HODOLPUa KRRLTZKR
Le théAtre. (Débuts et pRBMiiRBs.)
Tbèétre-Français. — 18 novembre. Débat ds Mlle Bourgoln dans le réle de Mêlante (drame de la Harpe). Redemandée à la lin du spectade (ce qui a lien alors pour U première fois), elle eat reçue sociétaire immédiatement.
Théâtre des Arts (Opéra). — 8 mai. CélébraUsa de l'anniversaire de la mort de Piccini Didon). — 5 août. La Flûte eHckantéo de ] arrangée sous un nouveau titre (les Mystères d'Isii). — 27 octobre. Début de Mlle Bigottlni. — 7 soveadMe. Ix; Casiiue et les Colombes, parolea de GuUlard et Gellin d'Harleville, musique de Uretry (i repréeentalioas).
Théâtre Feydeau. — Ferme le 12 avril.
Théâtre Favart. — 17 février. L7raf0, paroles de Marsollier, musique de Méhul. — Ferme le 20 joUlsl.
Opéra-GSomlciue. — Sous ce titre, ae réoniaeeal le 27 juillet en sodété et avec privilège les deaa tieafes Favart et Feydeau. — Itf septembre, presaièie rs présentation dea deux troupea réuniea : StralmUcê de Méhul. — Lea Deux Journées de Ghérubini.
Théâtre Louvoie. — Fondé per Picard avec «as parUe de la troupe de l'Odéon, brûlé en 17M. --6 1 Réouverture : La petite maison de Tkalie, per A. magne (grand succès) et le Collatéral de Picard. — 8 oal. U PetUe ville de Picard (trèa grand soocèa). — 5 aoâl Dukauteours ou le Contrat d'nnimi, par Picard el Fraa> çois Ghéron (grand succès).
Vaudeville. — 16 mara. Philippe le Ssrefsrd ea Vorigine des Ponts Neufs, par Armand Goa0è, Daval el Chaset (soccès).
Théâtre de la Gité-Varléiéa. — S*oovrs sves une nouvelle administration le 3 février.
Théâtre Olymplqpia. - S'oovre rue delà Vidoire. sous la direction de Mlle Montanaier, le 13 mai.
Opéra Buffa. — Onvertore salle Favart» le 81 msL
Théâtre Mosart. — Ouverture le 16 aoveaibre.
Lea quatre chevaux Mare de Venleat, aost placés
CB.^La. MMOOSTUa
I, enlevée à Fégliae Saint- Littéimleor (Il mara 1760dasa la coor dea Invalides. 2 nars 1801).
Les aiorto de l'a
Le poète Demoustler (2 mara). ~ Aiidi]iot»aalsur dramatique (21 mai). — L'hdiéniate J.-F. Vanvll» liera (23 juiUet). — Le maréchal de Ségnr (8 octobr^. — Le géologue Dolomien (26 sovembre).
LE JARDIN DES TLILERIES EN 1802 MUR DE CLÔTLM^E SUR LA PLACE DE LA CONCORDE.
D'après une estampe du temps. — (Bibliothèque de la ville de Paris.)
Ce mur de clôture, dans toute sa partie facilement reconnaissable à Tappareil de la maçonnerie, est le mur même de l'ancien rempart connu dans la topographie parisienne sous le nom d'enceinte bastionnèe. (Edm. BEAthKpAiRK, i'arw. Hachette.) Les deux chevaux ailés sont des chefs-d'œuvre d'Antoine Coysevox (1648-1728), surnommé le Van Dyck delà sculpture.
L'année i802 est une époque exceptionnelle dans l'épopée sanglante et glorieuse de
PRESTATION DU SERMENT DU CLERGÉ DE FRANCK ENTRE LES MAINS DU PREMIER CONSUL BONAPARTE, EN PRÉ- SENCE DU LÉGAT DE SA SAINTETÉ, DANS l'ÉGLISE MÉ- TROPOLITAINE DE PARIS, LE 20 GERMINAL AN X (JOUR DE PAQUES, 8 AVRIL 1802).
D'après une gravure du temps.
(Collection du prince Roland Bonaparte.)
la Révolution et de l'Empire; elle a été une sorte d'entr'acte au milieu des guerres que la France a soutenues de 1792 à 1815; elle a vu
les frontières s'ouvrir pour les étrangers et les émigrés, et Paris, redevenu plus brillant que jamais, exalter dans des fétos officielles « la réconciliation de la France avec l'Europe et de la France avec elle-môme ».
Le jour de PAques, soixante coups de canon annoncèrent aux Parisiens qu'un Te Deum serait chanté à Notre-Dame pour célébrer la paix d'Amiens et le rétablissement du culte. Ces actes mémorables furent proclamés dans tous les quartiers par le préfet de police, accompagné des douze maires et des commissaires de police, escorté de détachements de troupes et précédé de trompettes sonnantes. Avec quel empressement plus grand la foule s'assembla sur le passage du cortège des trois Consuls, qui se rendirent à Notre-Dame dans une voiture à huit chevaux, devant laquelle de superbes coursiers, donnés à Honaparte par le roi d'Espagne, étaient conduits en main par des Mameluks revêtus d'habits chamarrés d'or! Les carrosses des ministres et des ambassadeurs venaient ensuite, entourés des gardes consulaires aux uniformes étincelants; et quelle émotion ressentirent les assistants, lorsque dans la vaste
MEDAILLE FRAPPÉE A l'oCCASION DU RÉTABLISSEMENT DU CULTE (1802).
(Musée (les niiVlailles de la Monnaie.)
basilique du moyen î\,i?e éclatèrent les accents du Te Di'um de Paesiello, avec acconipai:nement des deux oi'clieslres sous la diieclinn de MéhuI et de (Iherubini. tandis (|ue h' iiPos boiir-