‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 236 sur 455 · LE DÉPART DU DIHEGTEIR · texte numérisé non relu

LE DÉPART DU DIHEGTEIR

Caricaturo de 1804, renouvelée en 1815 et 1816 et faisant allusion, avec certaines variantes dans l'expression

des figures, soit au départ de Louis XVIIi en avril 181o, soit au départ de Napoléon en juillet 1815.

D'après une estampe en couleur. — (Collection G. Hdrtmann.)

commerce Puis on a vu venir successivement prendre place aussi dans le chœur plusieurs membres de la Chambre des pairs, vêtus de leur nouveau costume, lequel est fort noble et fort riche: plusieurs de MM. les ducs, plusieurs de MM. les maréchaux, pour qui il avait été disposé des banquettes derrière le tr6ne.

MM. les ambassadeurs étrangers en corps, les ministres du Hoi, les quatre témoins désignés par Sa Majesté, M. le chancelier et quelques grands fonctionnaires avaient leur place assignée sur les côtés du chœur, entre le trône et l'autel.

A midi et demi, le tambour battant aux champs a annoncé l'arrivée du Hoi, et d'abord les voûtes ont retenti des acclamations accoutumées : Vive le Roi! vivent les Bourbons!

l'uniforme à broderies d'argent de colonel-général des gardes nationales; Mgr le duc d'Angoulème avait le riche uniforme de grand amiral, et Mgr le prince de Condé l'uniforme blanc de colonel-général de l'infanterie française. Mgr le duc de Berry portait un riche habit de drap d'or avec le manteau; ce costume, en usage pour les princes à la cérémonie de leur mariage, a quelque rapport avec l'ancien et élégant habit espagnol.

On avait fait prendre aux Cent-Suisses leur grand uniforme, qui n'est autre chose, comme on le sait, que l'ancien habit de leur nation. Quelques changements apportés ii la cotte d'armes des gardes de la Manche ajoutaient l'élégance à la richesse ordinaire de leur uniforme.

Les époux se sont d'abord rendus au pied de

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Cliapeau de rops. Douillelle de lovanliiie.

(D'apits II' Co.<ttiinc pariii'ii do l^l6.i

rautel, dont Ir Uoi. M.ul.iiin'. .M(»nsi»Mir o\ Mirr 1»' duc d'AiigoulèiiK' s«' sont nnssi npproclu's. après avoir fait leur prir-rc, à la placo «pii \o\iv «M ait réservée dans le clniMir; cl M. )o irrand-aninônicia |U'océdé aux ('«'rénionios du niariaiie. Mj^^r le dac de IJerrv s'est incliné prufundénient, d"aJ)ord devant le Iloi. puis devant son an^'usle père, pour <leinander leur consentement. Mme la duchesse de Berry a, de la même manière. <lerïi;indé le ronsenlement de Sa Maj<»sté. Le Hoi était debout entre les deux époux. Monsieur auprès de son [ils, et Madame auprès de la jeune épouse. Après la bénédiction le Hoi, Monsieur et Madame, duchesse d'Angonléme, ont été reprendre leur place dans le chœur, et les époux sont, comme au[)aravant. restés seuls au pied de l'autel.

Après la messe, <pii a été chantée en nmsique. M. Valaver, curé de Sainl-Germain-l'Auxerrois, a présenté à signer sur les registres de la paroisse l'acte de célébration du mariage. M. le grand aumônier, tenant la plume, l'a présentée successivement au Roi, à Mgr le duc de Berrv, à Mme la duchesse de Berry, à Monsieur, à Madame, duchesse d'Angoulèine, à Mgr le duc d'Angouléme Un aumônier ordinaire la ensuite présentée à Mme la duchesse d'Orléans, îï Mgr le prince de Con<lé, à Mme la <lucliesse de Bourbon et aux cpiatre témoins nommés par le Roi : M. le duc de

Bellune. M. le comte de Barthélémy, M. le premier président Des'za et M. le député Bcllarl.

Le cortège s'est alors mis en marrhe pour sortir dans le même onire <pi'il avait l'ait en entrant, avec cette seule dilTèrence que Mgr le duc de Berry a marché seul à son rang de prince du sang. et Mme la duchesse de Berry a. d.'s lors, pris le sien auprès de Madame, duchesse irAngouléme.

Jamais cérémonie aussi pompeuse n'a été célébrée dans un jdus bel ordre. Mais ee (jui a fait, sans contre<lit. la plus grande beauté de celle-ci, C(unme <le toiites celles dont nous avons été témoins depuis l'heureux j<)ur de la Restauration, c'est le grand éclat <primpriment à ces pompes de l'Kglise les sentiments religieux et la piété sincère (hi Roi. (h' nos prinres et dr l'admirable fille de Louis \VL

Le cortège de Sa Majesté était très brillant, et «•t)iïiposé des mêmes corps de troupes qu'hier. \ ingt-deu\ voitures attelées d«* huit chevaux chacune précédaient celle du Roi Madame, duchesse dAngouléme. Mgr le dui- cl Mme la duchesse d(î Berry étaient dans la voitinc de Sa Majesté Madame, (hichesse de Berry, était dans le fond delà voiture, à côté du Roi: douze voitures, à la livrée de Monsieur, attelées également de huit chevaux, («uiiposaient le cortège particulier de Son Altesse Royale et <le son auguste (ils Mgr le duc d'Angouléme. Le Roi est rentré aux Tuileries à trois heures.

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