‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 25 sur 455 · LE QUAI DES TUILERIES EN · texte numérisé non relu

LE QUAI DES TUILERIES EN

D'après une estampe du temps. — (Bililiolhcqiie de la ville de Paris.)

Jusqu'en 1730 le quai des Tuileries était un chemin étroit, qui séparnil le fossé des Tuileries de la Seine. A cette époque, on démolit a porte de la Conférence, ainsi nommée parce qu'elle avait été consiniile dans le temps des fameuses conférences qui amenèrent la paix des Pyrénées. Par lettres patentesdu 8 octobre 1731, Louis XV onlonn.i la formation d'un nouveau chemin, de largeur convenable, ce qui fut exécuté. Le quai resta à peu près tel jusqu'en 1806, année où Napoléon décréta qu'un mur de quai serait construit dans le prolongement du parc Saint-Nicolas. (F. et L. Lazarf, Dii'lionnnive des riivs de Paris )

seraient remplacés sur les pilastres des grilles des Tuileries par les aigles impériales.

De môme que les brillantes revues passées par Bonaparte dans la cour du CarrouseMes défilés des troupes, les carrosses des ambassadeurs Jes livrées des ministres excitent l'admiration des badauds. Les fêtes publiques sont prodiguées, et, jamais le Palais-Uoyal et les boulevards n'ont été plus animés. « Paris, dit un Anglais, est une foire oii il y a du plaisir pour tout le monde. » Le jardin des Tuileries est. à certaines beures, le rendez-vous des élégants et des jeunes femmes à la mode, que les intempéries de Tair n'empècbent pas de se montrer en toilettes claires et légères. Des restaurants en vogue, dont l'architecture rappelle celle des temples grecs, s'ouvrent sur l'allée des Feuillants. De tous côtés. Tété, des jardins superbes attirent les amateurs de danses et de plaisirs variés; tels le Hameau de Chantilly, installé à l'Elysée; les Folies-Beaujon ; le parc Monceau, qu'on trouve trop éloigné ; Tivoli, où l'orchestre exécute « des airs et des valses nouvelles de MM. Mozart, Haydn et Pleyel ». Mais le concert-promenade le plus renommé de tous, c'est Frascati, où la foule la plus élégante se presse, à la sortie des spectacles, de dix heures du soir à deux heures du matin.

La Grèce et Rome sont des modèles que

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