‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 270 sur 455 · Inauguration de l'église 8aint-Am- Jdroise · texte numérisé non relu

Inauguration de l'église 8aint-Am- Jdroise

17. — Commencement de l'évacuation du territoire par les troupes étrangères, — Atijuilieraeut d'un conscrit de >ainl-CerMiain en Laje (|ui, le 27 octobre, jour du tirage ou sort, avait été arrêté à Paris pour port illégal à ton chapeau de rubans 'fui f>rés€ntaient l'apparence d'une cocarde tricolori'.

Décembre.

7. — Le député Roy remplace au ministère des finances le comte G)rvetto.

10. — Ouverture de la session législative de 1818-19. (La veille avait eu lieu la messe du Saint» Esprit.) Le roi dit dans son discours : € Ko secondant mes vœux et mes cirorts, vous n'oublierez pas que la Charte en délivrant la France du despotisme, a mis un terme aux révolutions. >

12. — Retour du duc d'AngouIéme h Paris après un voyage de quarante jours dans les départements du Nord et de l'Est.

18. — Ravez, député de la Gironde, est nommé président de la Chambre des députés.

28. — Au Louvre, dans la galerie d'Apollon, ouverture de l'eiposilion des quatre manufactures de Sèvrei, des Gobelins, de Heauvais et de la Savonnerie.

29. — Formation d'un nouveau ministère : général Dessoles (alFaires étrangères; de Serre (jusiic»-) Decazes (intérieur^ Ix)uis (finances). — tiouvion Saint- Cyr conserve le ministère de la guerre.

nionumenta et fondations.

Construction de l'église Saint • Ambroise, des Marchés des Prouvaires et de la rue Vieilledu-Temple. — Formation des avenues Gabriel Parmentier. — Ouverture «h s rues Tronchet, Desèze et Godot de Mauroy. — Érection de la statue de Henri IV sur le pont Neuf. -> La Bourse est transférée provisoirement du Palais-Hoyal dans un bâtiment situé sur le terrain des Filles Saint-lhomas et axant sa principale entrée, rue Feydexu. — Le duc d'Orléans achète au sieur Julien pour 1,115,000 francs la propriété du ThëAtre-Français et des maisocs adjacentex. — Annexion A Paris du village d'Austerlitz.

La mausolée en marbre du cardinal de R.-lloy, archevêque de Paris, est placé dans une chapelle de .Notre- Dame. Ce monument est l'œuvre de Deseine.

Les restes de Molière et de La Fontaine sont dépos«''s au Père Lachaise. — 1 ondation de la Boulangerie Centrale des Hôpitaux, luslallée dans l'hôtel constiuil, au xvi» siècli*. par Scipion Sardini. — Fondation de l'École d'application d'Étatmajor. — Création de la Société Biblique protestante. — Cours d'éducation physique et

u"*^ MAU.I.AUD.

De rOpéra-C^mique.

(morte en iSls).

.lo^M'H M«lM..MU ItU.

Inventeur des balloii!

^^740-lbi^l.

UO>t.K.

Mathématicien

gymnastique fondé par Amoros, rue d'Orléans, 9. Décret accordant 2 millions aux pauTrss de la Seine. — Le roi fait frapper à U Monnaie des médailles commèmoratives distribuées aux souscripteurs de la statue de Henri IV.

La vie de la me.

Jardin Beaujon. — Salle Monthabor, rus Saint- Honoré (fêtes et bals). — Hermitage d'Hiver, rue de Provence. — Promenades Égyptiennes, me du faubourg Poissonnière, n* :i05 (fêtes et bals).

L'équilibriste Mabier et le prestidigitateur Maffrey à l'Odéon.

Beaux- Arts*

Réouverture (24 avril) du Musée du Luxembourg, alffcté i la peinture contemporaine (il contenait à cette époque 74 tableaui). — Exposition de la Société des Amis des Arts à l'Intendance des Menus-Plaisirs, rue Bergère, n" 2. — Inventaire du mobilier des ch&teaux royaux ( ii millions sans les porcelaines, verreries et autres menus objets.)

Les livres de l'année.

Mémoires du duc Lauzun. — Lamennais

Essai sur l'indiffirence en matière de rfligion. — Charles Nodier : Jean Sbogar (Napoléon se fit envoyer l'ouvra^^e ii Sninte-Hélène et couvrit do notes son exemplaire (|ui resta entre les mains deGourgaud). — Bitaubé : Joseph, roman poétique.

ThéACre (débuts et premières).

Théâtre- Français. — l»"" avril. Retraite û» Fleury et de Saint-Prix, Mlle Mars l'alnée est exclue du TliéAtre«l rançais. — 30 décembre. La Fille d'f. onneur, 5 actes en vers, par Alexandre Duval ^succès).

Opéra. — 30 septembre. La Servante justifiée, ballet de Gardel et Kreutzer (fuccès). — 16 novembre. L»s Jeux Floraux, opéra en 3 actes, paroles de Bailly, musique de L. Aimou. — 15 décembre. Retraite dn danseur comique Beaupré.

Opéra- Comique. — 10 férrler. Bénéfice de retraite de Oaveaux. — 30 juin. Le Petit Chaperon Rouge, féerie en 3 actes, paroles de Théaulon, musique de Boïcldieu. — 7 novembre. Bénéfice de retraite de Saint-Aubin.

Opéra Italien. — Ferme cette année.

Odéon. — 23 janvi-.r. Agar et Ismacl au désert, scène orienlab" en vers, par Népoinucène Lcniercler (succès). — 20 mars. Incendie du théâtre. — 18 juillet. La Famille Glinet, 5 actes en vers, par .Merville (grand succès).

Vaudeville. — 8 avril. Le Rideau levé ou le Par» nasse assigè, bataille des couplets, 1 acte, par Théaulon et Darlois. — 24 juillet. La Statue d Henri IV en la Fête du pont Seuf, 1 acte, par Désaugiers, Chaiet» Gentil et Pain (pièce do circonstance).

Variétés. — 2 mai. Les VélûcipMe% ou la Postt aux chevaux, 1 acte, par Dupin, Scribe et Varner.

Gaité. — i4 octobre. Jean Sbogar, mélodrame, e» 3 actes, par Cuvelier et Léopo'.d.

Porte-Saint-Martin. — 20 décembre. Rentrée de Potier.

Théâtre - Comte . — Transféré au passage des- Panoranin>.

Recette des thé&tres en 1818 : 5,210,094 fr. 70.

Les morts de Tannée.

De la Tynna, fondateur de VÀlmanach du Com^ tnerc (18 janvier). — L'archéologue Visconti (7 février». — Le médecin Nysten (3 mars). — Le sculpteur Beauvallet (2 mai). — Le prince de Condè (13 mai). — Mme Gosselin, danseuse de l'Opéra (10 juin). — Monge (20 juillet). — L'archéologue Millin (14 aoiH). — L'abbé Gaultier, iondaleur de l'Lnseignement mutuel (19 septembre). — Mlle Maillard, de 1 Opéra (16 octobre). — Mme Carlins Nivelon, de l'Opéra-Comitiue (16 octobre). — Ber* trand de Moleville. ancien ministre de Louis XVI (18 octobre). — Le maréchal Clarke (i8 octobre). — An«ASD (;orFF^;. L*acteur Mayeur de Saint-Paul (18 décembre). —

Chansonnier et vande- Le maréchal Pérignon (25 décembre). — Le sculpteur viiliste (1775-1845). Gondouln (30 décembre).

\i.v<.iL.Miii: (\ .)

Pi)> biologiste et médecin (i:83-ls;i5.)

Mo>T\o> (A.-i.-H.-n. A^.^.^ r

iixuo> Dj;) Kcononiisle . liltérat«Mir

et philanlhrofc (1783-

(Collection G. Hartmann.)

La prtMiiière Exposition date de 1798. Lorganisâtion fut due au minislr»* de rintérieur François do NcurchAteau. Klle compta liO exposants. Vinrent ensuite celles de 1801, 1802, iMMi, etc. ï^ous rtrajure l'élément militaire y domine. Celle de 1819 fut essentiellement pacifique. Elle eut lieu au Louvre et il n'y fijfura en grande partie que des produits de l'industrie franraise.

i819 marque un progrès décisif des esprits vers les opinions libérales. Les ultras, qui prennent le mot d'ordre au pavillon de Marsan dans l'entourage du comte d'Artois, tentent vainement de restaurer l'ancien régime. A la Chambre, dans ITuiversité, dans l'opinion parisienne, les idées nouvelles font lentement leur chemin : aux foyers des théâtres, dans les cafés, en pleine rue. le projet de Barthélémy relatif aux collèges électoraux défraye la conversation. La création d'une fournée de pairs fait échouer la nouvelle loi. Kn mai, les lois sur la presse présentées par de Serres, bientôt suivies d'une loi d'amnistie, aliènent au ministère Decazes le gros des deux partis. Les élections de septembre ayant été favorables aux libéraux, trois ministres, les généraux Dessolles, Gouvion Saint-Cyr et le baron Louis se démettent. A la réouverture de la Chambre, les scènes tumultueuses éclatent au sujet de l'élection de l'évêque conventionnel (Grégoire (l'élection régicide, comme

on l'appelait). Pour vivre, le ministère est réduit à pratiquer une politique de bascule, que le premier événement peut anéantir.

Cet antagonisme entre deux ordres de principes a sa répercussion dans l'Université. Les étudiants, en majorité libéraux, s'accommodent mal des habitudes dévotes introduites dans la vie de collège, l ne mutinerie à Louis-le- Grand amène le renvoi de trente élèves. Plus graves sont, en juillet, les désordres de l'École de Droit, au cours de Havoux. Pour avoir critiqué le code pénal, Bavoux est traduit en cour d'assises, l'école fermée, les étudiants emprisonnés à la Force. Procès à tendance qui finit par un acquittement général, et qui n'empêche pas deux professeurs de faire, comme discours de distribution de prix, réloge public de Mirabeau. A cette poussée du libéralisme, les adversaire* de la Charte répondent par les petites vengeances : le club des Amis de la presse est dissous; la caricature politique remplace le couplet qui égra-

ligne. Les estampes de la rue du Coq dénoncent le péril révolutionnaire; les poursuites contre la Minen^e et le • Petit homme gris » remplissent la chronique judiciaire.

Pourtant, Louis XVIII s'efforce d'amortir le choc des passions politiques par une réelle sollicitude pour les besoins matériels de son royaume. L'exposition des produits de l'industrie française, au Louvre, offre à l'admiration des visiteurs les chAles et les tissus (le Ternaux, l<'s cristaux de Dartigues, les horloges marines de Hréguet. Des appareils pour la fabrication du gaz hydrogène s'installent au L u X e m -

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bourg, à l'hôpital Saint- Louis, aux Tuileries. Le nouveaumode d'éclairage, quoique dégageant une odeur fétide, attire la foule tous les soirs dans un café place de Grève.

Pourseconcilier la population parisienne, le gouvernement se montre prodigue de réjouissances populaires. Peu de musiques et de cortèges carnavalesques à la promenade du bœuf gras, vu le temps inclément ; en revanche, des illuminations très réussies à l'occasion du cinquième anniversaire du retour du Roi; à la Saint-Louis (25 août), le théâtre des sauteurs de corde et les baraques d'escamoteurs , échelonnés jusqu'au Rond-Point des Champs-Elysées, égaient un public inlassable.

Sil octroie des fêtes, le Roi ne laisse pas non plus chômer les ouvriers du bâtiment. La

LE DUC DE nEnnv A l'ixcendie de l'odéo.n en 1817.

(Musée Carnavalet.)

D'après une f^ravure de 1819.

douceur de l'hiver n'ayant pas interrompu les travaux, dès février on commence l'embellissement des Champs-Elysées et de l'Esplanade des Invalides ; on replante les quinconces depuis la place Louis XV jusqu'à l'avenue d'Antin. Au Carrousel, l'hôtel d'Elbœuf, caserne des gardes à pied du Roi, est démoli; des lions de marbre s'érigent aux

Tuileries.

Deuxpassages s'ouvrent entre la rue de Richelieu et le Palais -Royal.

Sur l'emplacement de l'anciennehalle à viande s'établit, rue do la Ferronnerie, un marché couvert pour les détaillantes de comestibles :

les grands parapluies des vendeurs disparaissent.On active la reconstruction del'Odéon qui doit être prêt pour l'automne. Le ministre de l'intérieur décide l'emplacement de deux pavillons pour un dépôt d'étalons au Bois deBoulogneet l'agrandissement de l'Entrepôt général des vins. L'ingénieur Lamandé projette dans la cité l'érection d'un pont à une seule arche, qui sera le prototype du futur pont Alexandre III.

Non seulement Paris tient à offrir aux étrangers les commodités d'une capitale moderne, mais aussi l'agrément des spectacles et des lieux de plaisir. Deux théâtres s'ouvrent : TOdéon et les Bouffes-Italiens. Bientôt en vogue, ils encaissent des recettes magnifiques. LOdéon donne les Vêpres Siciliennes de Casimir Delà vigne qui valent au

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