‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 33 sur 455 · LA GRANDE PARADE PASSEE PAR LE PREMIER CONSUL · texte numérisé non relu

LA GRANDE PARADE PASSEE PAR LE PREMIER CONSUL

Par Léopold-Louis Boilly, d'après la gravure de Levachet.

Bibliothèque nationale. — (Cabinet des estampes.)

« Toute lu population de Paris accourait les jours de revue et se plaisait à regarder ce specliicle. » (Mémoires de Bouhrie^nk.)

LES ECHOS DE PARIS

Fanchon la Vielleuse.

(29 janvier)

TOIT Paris court au théâtre du Vaudeville voir une nouveauté eu trois actes : Fanchon la Vielleuse, de Houiliy. Bien que plus sentimentale que comique, la pièce ne laisse pas d'être intéressante, grâce à la beauté de la gracieuse Mlle Hellemont et au jeu de l'acteur Dcschaumcs (1).

Fanchon a été, dit-on, une jolie Savoyarde qui chantait sur les promenades, en s'accomjuagnant de sa vielle ; elle avait amassé de la sorte une certaine fortune et la dépensait en charités discrètes. C'est l'héroïne de la pièce: on la montre entourée de ses adorateurs et de ses obligés. Parmi les premiers figure un jeune colonel, marquis de Francarville, qui s'est déguisé en peintre besogneux, afin de s'introduire dans la maison habitée par Fanchon. Touchée par le talent, la pauvreté et les soucis du prétendu peintre, la vielleuse lui propose enfin de partir pour le Piémont, de s'y marier et d'y vivre dans un domaine acheté sur ses économies Une tante de Francarville a découvert le manège de son neveu. Elle

(i) Deschaumes faisait encore applaudir au Vaudeville, en 1809, sa figure rubiconde, sa physionomie joviale, son ieu auque l'embonpoint n'enlevait rien de sa vivacité.

MLLE BELLKMONT (VAUDEVILLE).

Dans le rôle de Fajichon la Vielleuse.

Mlle Bellemont, élève du Vaudeville, en était devenue une des attractions par sa gr&ce, la finesse de son ieu et sa jolie voix.

PARIS DE 1800 A iOOO.

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